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 Les Chroniques Millénaires ~

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Atomnium
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MessageSujet: Les Chroniques Millénaires ~   Mer 3 Aoû - 22:30

Je me permet de poster à mon tour, la modeste histoire sur laquelle je travail depuis plusieurs années maintenant. Vous l'aurez sans doute comprit, il s'agit des Chroniques Millénaire ! Comme son nom ne l'indique pas, les Chroniques Millénaire, narre l'aventure d'un jeune homme originaire de la ville de Tolgrad ( aussi surnommé la Cité des Montagnes ), à travers le Monde, à la recherche de quelque chose ou de quelqu'un ( vilain suspense )

C'est un travail qui me tient particulièrement à cœur, puisque de nombreux éléments et termes important de l'histoire datent de mon enfance, époque joyeuse et insouciante ou j'imaginais déjà des scénarios avec un petit Oignon en guise de camarade et ami ( le lecteur de DF doit savoir de qui il s'agit, mais comme il n'est pas inscrit ici, je vais passer son nom et sa réputation au mixeur et faire comme ci il n'avait jamais existé \o/ )

Une dernière chose avant de vous laissez lire le premier chapitre remastérisé pour l'occasion, je ne suis pas une flèche en orthographe, aussi je fais appel à votre indulgence si vous voyez des fautes ...



Chapitre I ~ "La tombe blanche"


"Le grincement que produisit la grille dans la nuit claire, provoqua la fuite de quelques animaux nocturnes. Les rongeurs se faufilèrent entre les allées dans un bruit quasiment inaudible. Les graviers du sol ne bougeaient pratiquement pas sur leur rapides passages. L'un des rongeurs s'immobilisa au milieux de sa course et releva le museau en direction de l'élément perturbateur. Il renifla fébrilement, sentit un danger potentiel et fit un bon pour se camoufler dans l'herbe.
La silhouette à la grille, balaya les lieux d'un regard lent, examinant chaque parcelle du terrain qui lui faisait face. A part lui et les rongeurs, il n'y avait aucun vie. C'était ce qu'il voulait. Il ne voulait pas être dérangé, c'était la première fois qu'il venait ici et il aurait bien voulu chercher ce qu'il voulait sans avoir à se cacher encore une fois.
Pendant trop longtemps il avait du se cacher aux yeux du Monde, pour une fois il pouvait espérer ne pas avoir à le faire. De toute manière, il n'y avait que pendant la nuit qu'il se sentait bien. Une nuit noire, sans aucune lumière, une légère brise portant l'odeur de l'herbe fraichement coupé de la journée et il était en paix. Il s'était habitué à se contenter de ce qu'il avait. Il le valait miens d'ailleurs, il avait perdu tellement de chose.
Après avoir refermé la grille, d'un pas lent il avança parmi les allées blanche, la caillasse craquant sous ses pas. Il regardait les noms gravés dans les différentes pierres de marbre. Tout ce qu'il avait c'était son nom, c'était tout se qu'il avait put avoir au cours de sa vie, son nom et une vieille photographie de famille sur laquelle elle n'était encore qu'un tout petit bébé rond. Son frère gardait jalousement les autres photos, c'était pour lui de tel objet de culte, qu'il maniait avec une extrême précaution que lui même, n'avait jamais voulu le lui retirer des mains. Au final, il ne l'avait jamais vu autre qu'a l'âge de trois mois.
Il faisait nuit depuis déjà bien longtemps et il n'étais pas fatigué par la distance qu'il avait parcouru dans la journée. Au contraire, il était en pleine forme, son esprit n'avait jamais été aussi vif et clair qu'en cet instant.
A chacun de ces pas, le bruit des graviers se perdait dans la nuit et semblait ne jamais vouloir revenir. Le vent soufflait faiblement comme une plainte du ciel en l'honneur des résidents, il passa devant un point d'eau et aperçu furtivement son propre reflet. Dans l'eau, son visage avait formé une deuxième lune blanche dans l'obscurité.
Ce reflet. La cause de toutes sa douleur. Pourquoi avait-il fallu qu'il naisse ainsi. On lui avait dit et re-dit qu'il n'était qu'une Malédiction, un monstre que le Temps seul pourrai faire disparaitre. Le temps avait été son ennemi. Il avait gravé dans sa conscience les paroles des toutes ces personnes
si bien qu'il se croyait à présent, monstre.
Le Seigneur est bon ! Il ne donne aux hommes que ce qui est bon pour lui. Il n'est qu'amour !
Comment croire en ces mots ? A cause de Dieu, il avait été malheureux et seul toute son enfance. Il n'avait pas le cœur à croire en ça, il n'avait plus la force de croire à ça. L'aurait-elle un jour ? Cette force qui lui faisait défaut ? Serait-il possible qu'un jour il puisse croire en ces mots ? Qu'il n'ai plus à craindre le Temps, à imaginer qu'un jour ou l'autre il finira par disparaitre dans un souffle aussi seul que le plus malaimé des hommes ..
Il avait besoin d'être rassuré, de ressentir la chaleur de l'Amour au fond de son cœur, de croire que si il venait à disparaitre prématurément quelqu'un serait là pour l'accueillir dans l'autre Monde. Il avait besoin de ça pour calmer sa peur, seulement il ne voyait rien d'autre que des noms et des prénoms qui lui était inconnus, gravé dans les pierres blanche.
Puis enfin il l'a trouva, après des dizaines d'allers et retour.

Il se tenait face à elle. La pierre blanche, éclairée par la lumière de la Lune, semblait briller plus que ses voisines. Sans doute était-ce du à son imagination. Il leva les yeux vers le ciel noir et le contempla en silence. L'astre lunaire illuminait les lieux par sa clarté, si bien qu'à certain endroit il était possible de voir aussi bien qu'en plein jour.
Dans la région, on disait d'elle, qu'elle était capable d'apaiser les tourments qui habitaient ceux qui l'a fixait.
Cette surface blanche, brillant dans les cieux n'avait jamais été capable de réaliser les prodiges qu'on lui promettait. Elle lui rappelait trop souvent son propre visage, aussi blanc et lisse qu'elle, aussi vide de Vie et indifférent à sa propre tristesse. Son visage ne reflétait rien d'autre qu'une indifférence glaciale et au fil des ans il pensa que l'étoile du Soir était comme lui. Le Blanc devenant synonyme de Malheur.
Cependant quand il observait la plaque devant lui, cette pierre reflétant la lumière du ciel, il comprenait pourquoi on disait de la couleur blanche qu'elle était symbole de Paix. Pour une fois depuis bien des années, il était calme et serein. Simplement en fixant le nom et prénom inscrit dans la pierre. Cette plaque était-elle la Lune apaisante dont il avait besoin ? Il semblerait, car face à elle il ne pensait à rien d'autre de déplaisant.
Son calme ne dura qu'une poignée de secondes. Lorsque son regard se posa sur les dates inscrite en dessous du nom, 1907 - 1944, il se mit à désirer un pardon de sa part, elle qui était morte en lui donnant la Vie. En plus d'être né monstre, il était né, meurtrier.
Il tomba à genoux face à elle, la vue brouillée par les larmes qui lui montaient aux yeux. Il aurait voulu hurler et pleurer toute sa peine sans avoir à se cacher des autres. Il aurait voulu pouvoir lui demander pardon de lui avoir prit sa vie. Il aurait voulu prendre sa place et lui permettre de revenir dans ce Monde pour que lui disparaisse dans l'autre. Il aurait voulu être libre de ses choix et de ses actes. Mais la Vérité était cruelle envers lui, jamais il ne pourra faire ce qu'il désire et au fond de lui, il le savait. C'est pour ça que plus pour un besoin de se faire pardonner, il pleurait face à sa propre impuissance.
Un vent faible souffla en sa direction, aussi léger et doux qu'une caresse mais son visage ne put le ressentir. Quelques feuilles des arbres environnent vinrent se déposer sur la tombe blanche déjà fleurie. Sanglotant, il les balaya doucement d'un revers de la main.
Le temps semblait s'être arrêté. Pour une fois dans sa vie, son pire ennemi lui accordait un instant de répits. Relatif au vue de ces tourments qui continuaient à le hanter face à ce nom mais au moins, il ne pensait plus qu'à cela. Le Monde extérieur et ses habitants étaient mit entre parenthèses le temps de sa contemplation rapide.
Il pouvait observer à loisir ce nom gravé dans le marbre blanc et imaginer ce qu'aurai été sa vie, si il n'avait pas commit le crime de l'assassiner dès sa naissance. Probablement qu'elle aurait été beaucoup plus belle et infiniment plus douce et joyeuse. Il aurait put ressentir la chaleur d'une caresse avec elle, voir un monde plus beau, être en paix avec soi même. Ne plus haïr son propre reflet .. Il aurait tout donné pour vivre cette vie.
Mais le Temps reprit vite son cours normal et peu à peu ses autres peur reprirent le dessus sur ce rêve impossible à réaliser.
Son impuissance revenait le frapper de plein fois et les larmes qui avaient cessé de couler, reprirent de plus belle. Ce mal-être s'intensifia avec les minutes jusqu'à ce qu'il décide de se relever et de repartir en tourner le dos à la tombe de sa Mère.



Il continua à marcher dans la forêt jusqu'au lever du jour et s'arrêta alors près d'un ruisseau. Il posa son sac et son épée à l'ombre d'un arbre et se rapprocha du bord de l'eau . Elle était claire et on pouvait y voir des poissons nager joyeusement et en toute tranquillité. Heureux, sans soucis, libre à leur façon. Il pouvait pouvait distinguer son visage sur la surface de l'eau. Ce reflet tant haïs. Il avait les cheveux d'un blanc immaculés blancs et un masque sur le visage. C'était ce masque qu'il haïssait tout particulièrement. A cause de son manque de tissu du bas du menton jusqu'en haut du front, il était obligé de le porter pour toujours. Seul l'arrière de son crâne était recouvert par l'épiderme protecteur, ce qui d'ailleurs lui permettait d'avoir des cheveux sans en souffrir.
C'est pour ne pas avoir la chaire brulée par le Soleil que les médecins scellèrent son visage avec ce masque blanc comme la mort. Jamais il ne pourra l'enlever, il était condamné à le porter jour et nuit. Le masque grandirai avec lui en épousant parfaitement les formes de son crâne.
Il regarda ces yeux dans le reflet, eux aussi n'avaient rien de normal. L'un était vrai, l'autre était faux. Le vrai était à droite et la profondeur de son regard, n'avait d'égal que la tristesse qu'il traduisait. Le faux était à gauche d'une couleur bleue électrique, il n'avait rien d'humain et on ne pouvait lire aucune forme de sentiment à travers cette fente noire en guise de pupille.
Il détourna le regard de l'eau et retourna auprès de son sac. A l'ombre, il en sortit deux couteaux d'argent qu'il posa dans l'herbe encore humidifié par la rosée matinale. Les couteaux étaient finement travaillés, un Ange aux ailes brisées était représenté sur les deux lames mais dans des positions légèrement différentes l'une de l'autre. Ces représentations étaient la preuve de l'inestimable quantité de travail qu'il avait fallu pour forger ces deux chefs d’œuvre, car les anges bien que réalisés sur des lames de poignard, n'en restaient pas moins net, précis et parfaitement reconnaissable dès le premier coup d’œil.

Il retira ces bottes, remonta son pantalon fit un ourlet rapide, après quoi il se dirigea vers le ruisseau. Il prit une grande bouffée d'air frais avant de mettre une de ces jambes dans l'eau. Elle était glacée mais la chaire de poule ne l'empêcha pas d'y plonger sa deuxième jambe. La froideur de l'eau remonta le long de ses pieds, de ses mollets, de ses cuisses et ce jusqu'au bout de chacun de ses cheveux. ses doigts tremblaient et tous ses membres étaient engourdis par cette eau glacée.
Cette sensation dura encore quelque instants jusqu'à ce que son corps se soit complétement habitué à la température. Il fit le vide dans son esprit pour ne ressentir que les éléments autour de lui. Il ne lui fallut qu'une poignée de minutes pour tout ressentir. Chaque poissons, chaque mouvement de l'eau ,chaque brise, il ressentait tout cela.
D'un geste rapide, deux éclairs argentés fondirent sur deux malheureux poissons. Le jeune homme récupéra ses couteaux avec les poissons ensanglantés et ressortit de l'eau. Il récupéra quelque branchage et fit un feu.
L'odeur du poisson grillés avait rameutés quelques animaux forestiers et après ce frugal repas, il s'accorda un somme au pied d'un arbre.
Réveillé par les rayons du Soleil qui filtraient à travers les feuilles de son abri, il s'assit quelque instant levant les yeux au ciel. Il était presque à son zénith, il devait être midi. Il fourra ses affaires à l'intérieur de son sac, remit ses bottes, son pantalon et reprit sa route s'enfonçant de nouveau dans la forêt."
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Kurosaki Ichigo
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Millénaires ~   Dim 7 Aoû - 14:09

Superbe narration, presque digne d'un roman je dirai, avec des descriptions bien travaillées qui nous font plonger intégralement dans l'histoire.
Avec ta demande d'indulgence sur l'orthographe, pas besoin de me prononcer la dessus car tu as déjà conscience de cette petite faiblesse, qui est compensée par ton talent pour la rédaction de la narration.
J'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à lire ce passage, qui m'a fait découvrir petit à petit la vie, la personnalité et le passé de ton personnage principal, sans que tout soit décrit de but en blanc dès le début. Même si, au début, on se demande de quoi tu parles, la curiosité pousse à lire la suite pour comprendre justement et c'est ça que j'ai trouvé bien, surtout avec la description qui participe à cette envie de comprendre le personnage... Enfin, c'est ce que moi j'ai ressenti, après c'est chacun sa manière de voir les choses. ^^

~__________________________________________________________________________________________~


Spoiler:
 

[Deux Like a Star @ heaven de WolfBoy / Quatre Like a Star @ heaven d'Atomnium / Une Like a Star @ heaven de Hina / Une Like a Star @ heaven de Thalie / Deux Like a Star @ heaven de Toboe / Une Like a Star @ heaven de Haken Browning / Une Like a Star @ heaven d'Allys Petite Sadik]
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Atomnium
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Millénaires ~   Lun 8 Aoû - 17:25

Merci beaucoup pour ces compliments ^.^ Ça me fait plaisir de savoir que, d'une, je suis lu par une nouvelle personne et que, d'autre part, mon travail est récompensé par un intérêt que j'espère durable.
Je vais redoubler d'effort pour toujours m'améliorer \o/

Voici le chapitre suivant :

Chapitre II ~ Rea-Ness

"Voila trois jours qu'il avait quitté le cimetière, où sa mère avait été enterrée et durant tout ce temps il n'avait cessé de marcher sans ressentir la moindre fatigue, en tout il avait quitté Tolgrad, sa ville natale, depuis 5 jours maintenant. Son départ de la cité des montagnes, comme elle était surnommée dans le Monde, ne l'avait pas chagriné. Il était simplement partis sans même se retourner. Les habitants de Tolgrad et leur traitement ne le manquerai jamais, d'ailleurs comment pourrait-il regretter pareil vie. Toute son enfance avait été entaché par des insultes, des moqueries, sa vie entière n'avait été bercé que par une Solitude douloureuse et glaciale. Il était devenu le parfait exemple de ce que la cruauté humaine pouvait faire à son prochain, il se croyait Monstre puisque toute la population le décrivait ainsi. A cause des critiques, des insultes, des surnoms disgracieux et aux punitions publique, il avait fini par croire leurs paroles, se pensant inférieur au plus pourris des hommes.
Cependant avec le temps et la maturité, il n'a plus crus en ces mots. Il avait compris qu'on ne naissait pas monstre mais qu'on le devenait avec le temps. C'était les actes qui nous transformait en ces créatures, et lui qui n'avait jamais rien fait que subir toutes sorte de sarcasmes tout le long de sa vie, ne pouvait pas être jugé comme tel. Les Monstres étaient ceux qui l'insultait jour après jour. Grâce à cette vérité, ancrée profondément dans son cœur et dans son esprit, il avait pu se relever et espérer avoir un jour, une vie meilleure.
Cependant, les habitudes ayant la vie dure, il continuait toujours de craindre les autres et leur regards. C'est pourquoi il avait prit soin d'éviter le contact aussi bien visuel que physique avec les autres voyageurs qu'il croisait sur sa route, camouflant son visage dans une large capuche sombre quand il ne pouvait pas faire autrement. Ces précautions d'usage avaient considérablement ralenti sa progression mais n'étant pas d'un naturel fatigué, il pouvait rattraper son retard cumulé en continuant sa route la nuit. Ce qui n'était pas quelque chose de difficile puisque la forêt qu'il traversait n'était pas très épaisse et que les arbres étaient suffisamment espacés les uns des autres.

La foret de Talbor était l'une des plus grandes foret du monde, elle commençait au sud de Tolgrad pour continuer jusqu'au sud de Renoga, qui n'était autre que sa destination. Talbor traversait donc, deux grands pays du continent, le pays de Tranis et celui de Ranoga.
Renoga avait été construite en haut d'un arbre ce qui était pour le moins étonnant mais le plus remarquable avec cette cité, c'est qu'il était difficile de la voir. Elle serait invisible aux yeux de ceux qui ne l'avait jamais vu au moins une fois dans leur vie d'où son surnom "d'apparence de l'inconnu". Il se demanda comment les marchand faisaient pour pouvoir pénétrer dans une ville invisible et ne fit pas attention à un panneau enfoncé dans le sol qui indiquait qu'il était toujours dans la bonne direction.
Il leva machinalement les yeux en l'air et observa un Soleil camouflé par les feuilles des arbres environnants et des nuages qui squattaient le vaste ciel. Normalement il ne devrai pas tarder à avoir la ville en vue ... enfin c'était une façons de parler.

Il continuait sa route lorsqu'il fut percuté par derrière. Le souffle coupé il se retourna aussitôt tenant fermement son fourreau et sa lanière de cuire.
Un gamin aux cheveux rouges se releva difficilement, visiblement sonné par le choc. Il se tenait la tête et tanguait dangereusement sur le sol qui était pourtant aussi stable que d'habitude.
_'scusez ! Dit-il absent.
Lui ne répondit pas et après avoir reprit ses esprits le garnement releva les yeux. Étant plus petit que lui, il put distinguer sans mal son masque blanc de plus sa capuche avait glissée en arrière quand il s'était retourné voir qui l'avait percuté.
Un sourire se dessina sur les lèvres de son observateur puis reprit d'une voix amusé :
_C'est pas tout les jours qu'on peut croiser un clown sur les routes de Talbor ! Hahah bon j'vais devoir te laisser j'ai des trucs à faire moi, ciao !
Sur ces mots, il partit à toute jambe en direction de Renoga.
Envahit par une rage sans nom, il se mit à poursuivre ce rougeoyant éclair qui courait avec l'agilité d'un habitué aux courses sur terrain accidenté. Il allait vite pour sa taille et son âge relativement jeune, peut-être était il entrainé à ce type d’exercice. Une chose était néanmoins sûr, il savait pertinemment où placer ses pieds pour éviter les nombreuses racines soulevant la terre. Mais cela ne suffirai pas à le semer, en quelques enjambé il le rattrapa et, empoignant la poignée de cuire de son fourreau avec la main gauche, il l'a fit basculer d'un mouvement de ses doigts, vers les jambes du malheureux qui retomba au sol. Il récupéra le fourreau dans la main et frappa le haut de la tête du garçon d'un revers avant de dégaina la lame argenté avec sa main droite. Son épée siffla dans l'air et se dirigeait dans un geste ample vers le corps de celui qui l'avait insulté. Au moment où la lame aurait dut toucher la chaire du jeune homme, elle fut stopper dans sa course par la main d'une troisième personne apparut tout aussi subitement que le garçon il y avait une dizaine de minutes.
_Ne nous énervons pas. Commença tranquillement le nouvel arrivant. Je suis conscient que mon frère est un imbécile et je suis navré de ce qu'il a put vous dire mais ce n'est pas une raison pour le tuer maintenant.
_Si c'est pour dire des choses pareil c'était pas la peine de venir ! Ironisa le gamin qui massait à présent le haut de son crâne.
D'un geste brusque, il dégagea son épée de la main du troisième et aperçut l'instant suivant, des flammes vert émeraude disparaitre sous ses yeux.

Il jugea les deux personnes qui lui faisait plus ou moins face, en les regardant de haut en bas d'un faible mouvement des yeux.
Le garçon au sol avait des cheveux d'un rouge flamboyant plutôt mal coiffés et un bandana rouge brique sur le front. Ses yeux étaient bruns et il était facile de déceler dans son regard une forme d'arrogance amusée derrière sa malice pétillante. Au vue de ses yeux, ce devait être un sale gosse. Il portait un T-shirt large de couleur violette et un panta-court noir. Quand au deuxième il semblait un peu plus vieux que le premier, le contour de ses yeux très légèrement ridé allait en tout cas, dans ce sens. Son regard endormis était inexpressif ce qui tranchait assez avec la paire de lunette qu'il avait sur le bout du nez. Ces cheveux étaient aussi en bataille mais pas autant que ceux de son frère et ils étaient un peu plus foncés. Il était habillé d'une chemise simple à manche courte et d'un pantalon.
Ces deux là semblaient avoir des personnalités diamétralement opposée.
_Excuse le dérangement. Demanda le plus grand. Excuse toi, toi aussi ! Dit-il à l'adresse de son frère.
Toujours assis, il fouilla dans l'une des poches arrière de son panta-court
_Tu veux des pistaches ?
_Qu'est-ce que tu fous avec des pistaches dans ta poche ? Interrogea son frère
_Bah c'est bon et c'est beaucoup moins gros et coulant qu'un rôti de porc ...
Le plus grand soupira longuement.
_Permets moi de nous présenter, je m'appelle Gin Gorgane et voici mon stupide frère, Lloyd.
_Pourquoi tu lui donnes nos noms ?
_Et bien puisqu'il a l'air d'être en chemin pour Renoga je me disais qu'on pourrait faire un p'tit bout de chemin ensemble.
_Et le fait qu'il ai voulu faire des troues dans mon corps, tout ça, on oublie ?
_Tu l'avais sans aucun doute cherché et puis qui n'a pas envi de faire des trous dans ton corps ?
_C'est dis si spontanément, j'en pleurerai ...
Lloyd décortiqua une pistache et l'avala aussitôt, grognon.
_Et c'est quoi ton nom à toi ?
Il ne lui répondit pas et rangea son épée dans son fourreau. Il avait assez perdu de temps pour la journée et pas question de faire "un bout de chemin avec eux". Il préféra remettre sa capuche sur sa tête et repartir de plus belle vers Renoga, sans adresser la moindre parole aux deux frères.

Une fois en route, il se remémora sa rencontre avec les deux et une chose l'intrigua : comment Gin avait-t-il put stopper son épée à mains nue alors que c'était quelques chose de totalement impossible humainement parlant ? Ce n'était pas qu'il avait une force surhumaine, c'est juste qu'un coup d'épée suffisamment fort et précis ne pouvait pas être stopper et encore moins à main nues. Il y avait quelques chose d'étrange dans sa main, c'est pourquoi il focalisa sa mémoire sur cette dernière et se souvint de la flamme vert émeraude qui l'embrasait.
Il y avait longtemps qu'il n'avait pas revu ce phénomène, la dernière fois cependant la fumée était violette et non pas vert émeraude.

Après deux heures de marche environ, il sortit de la forêt et se retrouva dans une clairière immense à l'herbes assez haute pour couvrir le bas des jambes. Là où il était, il était en hauteur car la clairière n'était pas plate de part en part, elle était inclinée et tout autour d'elle il y avait des arbres assombris à cause du manque de luminosité. Le Soleil commençait à se coucher, rendant le ciel et les nuages rougeâtre, le vent qui c'était invité au dernier moment rendait le spectacle du crépuscule encore plus beau. Au milieu, là ou la creux de la clairière était le plus bas, se dressait un frêle petit arbre mort, au tronc, apparemment, sec et aux branches sans feuilles.
_Bienvenue à Renoga. Déclara une voix tranquille, derrière lui.
Il se tourna et reconnut immédiatement les deux frères. Gin s'avança d'un pas trainant, les mains dans les poches le dépassa et lui fit signe de le rejoindre. Celui-ci plutôt interloqué par cette nouvelle rencontre resta sur ces gardes.
_Tu ne peux sans doute pas la voir et pourtant la ville et belle est bien devant toi. Rea-Ness, car c'est ainsi que l'arbre de Renoga à été nommé, ne se laisse pas voir par ceux qu'il ne juge pas apte à ça.
_T'en a pas marre avec ce charabia d'illuminé ? Critiqua Lloyd
_Par exemple si mon stupide frère n'avait pas vu le jour entre ses branches, il n'aurait jamais été capable de voir Rea-Ness.
_C'est ça dis que j'suis un incapable aussi, j'te dirais rien ...
_Pour faire simple afin de le voir, Déclara Gin en ignorant royalement les dires de son frère, il te suffit de le ressentir au fond de toi.
Il devait seulement ressentir sa présence ? C'était plutôt un exercice simple, il l'avait fait souvent, dernièrement c'était dans le ruisseau de Talbor. Il fit un pas en avant et Gin rajouta :
_J'ai oublié de dire qu'il fallait que tu fasse cela d'ici.
Il se tourna vers lui et regarda l'endroit qu'il indiquait. Son doigt pointait le sol juste à côte de lui, il se tourna vers l'arbre mort et mesura approximativement la distance qui les séparait l'un de l'autre. Celle ci devait être de 300 ou 400 mètres.
Jamais il n'avait été capable de ressentir une présence au delà d'une dizaine de mètres. L’exercice promettait d'être beaucoup plus dur que prévu.

Tout d'abord il se devait de faire le vide dans son esprit, réussir cet exercice nécessiterai calme et concentration et avoir des choses bourdonnant dans sa tête n'était pas la meilleure façon de réussir. Cependant, ressentir une présence à plus de 300 mètres était quelque chose qu'il n'avait jamais fait auparavant. A chacun de ces exercices les objets ou les animaux n'étaient placés qu'a un ou deux mètres à côté de lui, là il s'agissait de 300 mètres c'était carrément un autre Monde.
Il se tourna vers Gin mais celui-ci était déjà en train de dormir allonger dans les hautes herbes. Quand à Lloyd il grignotait ses pistaches en fixant les nuages. Il se résigna et tenta de chercher la solution par ses propres moyens. Après tout il avait dut apprendre de nombreuse chose en autodidacte, pourquoi cette fois là, cela serait diffèrent ? Il se concentra de toute ses forces sur cet arbre commençant à ressentir le mouvement de l'herbe environnant puis brins d'herbes par brins d'herbes, il s’efforça de ressentir chaque mouvement de la flore. Le vent lui fouettait le visage transportant les ronflements de Gin loin vers la forêt. C'est après une bonne demie-heure qu'il put ressentir l'écorce de l'arbre, sa texture, sa forme ,son parfum ... Il avait gardé les yeux clos pendant cet exercice mais maintenant qu'il avait réussit, il ouvrit doucement les paupières.
Le vieille arbre était toujours là, vacillant un peu sous la force du vent qui s'était intensifié depuis le début de l'éprouvant exercice mental. Peut être n'était-ce pas assez ce qu'il avait fait jusqu'à ce moment ? Il fit de nouveau le vide dans son esprit pour pouvoir ressentir chaque mouvement de chaque brindille d'herbe, de chaque feuilles volante porté par la brise de plus en plus forte et décida d'intégrer la faune à son travail de perception.
Le nuit était tombé et les températures avec, mais cela ne le perturbait pas, il était habitué au froid de puis tout petit. Tolgrad n'était pas réputée pour sa chaleur tropicale.Gin ronflait à présent presque aussi fort que le bruit du vent et Lloyd fixait les nuages au loin en marmonnant. Les nuages avaient changé, ils étaient passés de l'innocent petit nuage blanc aux gros nuages noirs et menaçant. Il fallait faire vite car l'air c'était humidifier et chaque instant passé augmentait le risque d'orage mais vouloir aller trop vite était un risque aussi. Il lui fallait faire énormément d'efforts pour cela.

L'arbre, il n'avait plus que lui en tête et rien d'autre. Et cependant à chaque fois qu'il ouvrait les yeux il était toujours là,vacillant sous la force du vent mais toujours là. Que fallait-il faire pour voir ce maudit végétal ? Lui qui n'avait jamais voulu être entouré de personnes il le désirait ardemment. Il voulait voir Renoga, ses habitants et ses habitations, il en avait tout simplement besoin ... Et soudain il comprit, Ce n'était pas l'arbre qu'il se devait de ressentir mais bien ceux qui l'habitait, il devait ressentir [i]"l'apparence de l'inconnu"[:i].
La pluie s'était mise à tomber quand il recommença son exercice avec cette nouvelle trouvaille !
Doucement, il commença à ressentir quelques unes des personnes qu'il souhaitait désormais voir, d'abord une puis une vingtaine, une cinquantaine, une centaine, un millier ... Et à chaque nouvelles personnes qui s'ajoutait, il savait qu'il avait réussi. Et quand enfin il ouvrit les paupières le minuscule arbre mort c'était transformé en un gigantesque et majestueux arbre dont il suffisait qu'il tende le bras pour enfin pouvoir toucher l'écorce de son tronc. Voila pourquoi Gin lui avait dit qu'il devait faire cela d'ici, un pas de plus et il aurait été englouti par le bois.
-On dirait que tu as réussi. Déclara une voix encore endormie.
Il fit oui de la tête.
-Merci ... souffla-il enfin."
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Millénaires ~   Dim 28 Aoû - 14:21

Il y a vraiment que l'orthographe et les fautes de frappes qui plombent...
J'ai également apprécié cette suite qui transporte ses lecteurs dans ce monde imaginaire, on sent bien la misère de cet homme défiguré.
Mais il faut rappeler un peu plus à qui s'adresse les "il" lorsque d'autres personnages parlent. Bon ok, quand on suit l'histoire on peut savoir tout de suite de qui on parle, mais ça sera pas toujours le cas. Je parle notamment de ce passage :

Atomnium a écrit:
_Ne nous énervons pas. Commença tranquillement le nouvel arrivant. Je suis conscient que mon frère est un imbécile et je suis navré de ce qu'il a put vous dire mais ce n'est pas une raison pour le tuer maintenant.
_Si c'est pour dire des choses pareil c'était pas la peine de venir ! Ironisa le gamin qui massait à présent le haut de son crâne.
D'un geste brusque, il dégagea son épée de la main du troisième et aperçut l'instant suivant, des flammes vert émeraude disparaitre sous ses yeux.

Aussi, les "il" à répétition lourdent un peu. Nommer ton personnage principal avec d'autres qualificatifs aiderait à rendre plus souple et harmonieux ta narration.

Bien évidemment, mon avis n'a pour objectif que d'améliorer ton superbe travail.

Voilà, voilà.

~__________________________________________________________________________________________~


Spoiler:
 

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Atomnium
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Millénaires ~   Dim 28 Aoû - 22:30

Ouais, je sais que ces "il" plombent beaucoup mais je ne sais jamais quoi utiliser .. T'as une idée par quoi je pourrai remplacer tout ces vilain pronom ?
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Atomnium
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Millénaires ~   Lun 29 Aoû - 4:25

J'ai essayé quelques combinaisons .. j'espère que .. bah ça le fera mieux ^.^


Chapitre III ~ La Maison-branche



"Il faisait face à Rea-Ness et pouvait contempler toute la splendeur majestueuse de cet arbre aux proportions immenses. La pluie qui tombait à grosses gouttes et le vent qui soufflait fort, fouettant les hautes herbes environnantes, ne le gênaient pas. Les tout derniers rayons Solaires coloraient les quelques nuages gris encore dans le jour, d'un halo flamboyant. Au dessus de la forêt, les nuages étaient d'un noir profond comme la nuit et contrastaient avec ceux aux contours rougeâtre, rendant le spectacle de Rea-Ness encore plus grandiose.
Ce devait être l'un des lieux le plus beau au monde au moment du Crépuscule.
_S'rait p't'être temps de rentrer, non ? Demanda fortement la voix de Lloyd.
_Oui, en route ! Répondit joyeusement son frère.
Il les suivit d'un pas trainant, préférant incruster cette vision dans sa rétine plutôt que de s’abriter en vitesse. Ce n'est qu'une fois devant la gigantesque porte de la ville, qu'il détacha son regard du ciel pour regarder autre chose. Un Hibou aux ailes déployées était sculpté sur la porte de bois, elle même taillée dans l'écorce de Rea-Ness. Quant aux yeux de l'animal, ils brillaient d'un éclat vert Émeraude. C'étaient là, les choses les plus intéressante qu'il y avait à voir sur cette porte, hormis sa taille plus qu'imposante.
Lloyd poussa l'un des battants de l'entrée avec une facilité déconcertante et s'engouffra rapidement à l'intérieur bientôt suivit par son frère. Encore une fois, le troisième mit un certain temps avent de rentrer à son tour mais une fois à l'intérieur, il ne put que s'émerveiller par le hall de la ville.
Un feu vert Émeraude brulait sous le sol transparent comme du verre, on pouvait voir quelques-unes de ses flammes s'élever jusqu’à la parois sans jamais pouvoir l'attendre ou la bruler. Ce feu bien qu'imposant lui aussi, ne dégageait aucune chaleur, même sa lumière paraissait dérisoire au vue de la taille de ses flammes. Le Vert Émeraude disparaissait engloutit par une éclatante lumière provenant d'on ne savait où. Devant eux se trouvait deux immenses escaliers de bois clair, entrelacés, monter jusqu'en haut du tronc. C'était un escalier à double révolution, si bien que quand Lloyd grimpa les marches à gauche, il ne réapparut pas immédiatement comme on aurait pus s'y attendre avec un simple escalier en colimaçon. Gin lui emboita le pas tandis que le troisième décida délibérément de monter les marches à droites.
Il n'avait pas envi de rester avec eux, il n'en avait probablement pas le droit même si personnes n'avaient réagit comme à son habitude. Pour la première fois depuis longtemps, il n'y avait pas eu insulte ou moqueries, rien dans leurs regards et pas la moindre animosité dans la gestuelle .. Seulement, il ne se sentait pas bien avec eux. Un peu comme ci il n'était pas à sa place.
L'homme au masque resta plusieurs minutes à attendre, le pied sur la toute première marche puis il se lança en prenant soin de les gravir le plus lentement possible. Au dessus de lui on entendait les bruits de pas des jeunes frères mêlé à ceux des habitants et malgré cela et les appels que lui lancèrent les frères, il continua sa propre progression aussi lentement que possible, grimpant pendant plusieurs étages sans jamais vraiment s'arrêter. A chacun de ses passages devant les arcades de chaque étages, il ne voyait que la pluie tomber du ciel et le bruit qu'elle produisait. La poésie du crépuscule s'était éclipsée, balayée par les pleurs et les sanglots bruyant des nuages.
Machinalement, il avait remit sa large capuche noire sur son visage, ce qui eut l'effet inverse de celui escompté. Dorénavant, les quelques passants qu'on croisait dans les escaliers se retournait sur son passage, étonné de voir un homme encapuchonné à l'intérieur d'un abri couvert. Il se répéta qu'il ne devait pas y prêter attention, qu'il ne faisait que passer dans leurs vies respective et que l'instant suivant tout le Monde l'auraient oublié mais il n'y arrivait pas. Il se sentait oppressé, terrifié par ces regards qu'il voyait et qu'il imaginait. Haletant, il redoubla d'effort pour gravir les marches le plus vite possible cette fois, en baissant la tête.
Un couple s'arrêta devant lui aussi étonné que les personnes qu'il avait croisé jusqu’à maintenant.
_Vous .. vous n'êtes pas d'ici ? Interrogea l'homme
Il releva la tête et descendit de deux marches en reculant, l'homme le remarqua :
_N’ayez pas peur, je ne vous veux aucun mal.
Il commençait à paniquer, il ressentait tout les yeux du monde braqués sur lui. Il était seul face à eux, incapable de bouger ou de réagir. Qu'allait-il devenir, il était dans la fosse au lions, démunie et nue face à ces fauves.
_Monsieur ? Vous, vous sentez bien ? Demanda la femme
Quand il croisa son regard, il eut une douleur fulgurante à l'arrière du crâne. Il émit un faible gémissement et plaqua sa main gauche là où la douleur se faisait la plus forte. Sa vue se brouillait sous les larmes qui se mirent à couler doucement.
La femme lui adressa une nouvelle fois la parole mais il n'entendit rien, la douleur était trop forte pour qu'il puisse se concentrer sur autre chose. Sa respiration s'accéléra et devint plus forte elle aussi, son cœur s'emballait. Il ne savait pas quoi faire pour que cela cesse. Sans réfléchir il empoigna la lame de l'un de ses poignard avec sa main droite et força jusqu’à se faire de profonde entaille dans la main. Lorsque son sang s'échappa d'entre ses doigts, la douleur à l'arrière de sa tête se fit moins puissante. A la vue des gouttes écarlates sur le sol, le couple recula à son tour.
_Je .. je n'ai pas besoin de vous .. Souffla-t-il doucement
_Mais .. vous saignez ! Scanda la femme
_Je n'ai pas besoin de vous. Répéta-t-il en reprenant son souffle.
_Mais ..
Il n'attendit pas que la douleur disparaisse complétement, préférant reprendre sa route en étant désorienté et parcouru de vertige plutôt que d'accepter l'aide d'inconnu.
Pourtant .. n'avait-il pas accepté l'aide des deux frères en les laissant lui expliquer comment entrer dans la ville ? Lorsqu'il remarqua sa propre hypocrisie, il se mit à courir, grimpant les marches quatre à quatre jusqu'à atteindre l'étage portant le numéro "XVIII". Près de l'arcade était gravé dans le bois : "Brasseries; Hôtels; Restaurants; Salons"
Il frappa à la porte de l'un des premiers établissements hôtelier. Il y entra en titubant à moitié, la lumière des éclairages lui firent mal aux yeux et son mal de crâne reprit un semblant de vigueur lorsqu'il croisa le visage de la femme d'accueil. Il s'assit sur l'une des chaises et se massa l'arrière de la tête pendant dix minutes, repoussant toujours les interrogations des clients et du personnel. Puis, après un quart d'heure, il reprit un rythme respiratoire normal et la douleur avait disparu. Il se releva doucement et s'approcha du comptoir.
_Je suis désolé pour mon comportement .. Commença-t-il par dire faiblement.
_Pas de soucis. Répondit-elle en souriant
_Serait-il possible d'avoir une chambre pour la nuit .. Demanda-t-il après un instant
La femme eut un sourire gêné avant de répondre
_Je suis désolée mais avec le Marché ambulant, nous affichons complet.
Il recula, hocha la tête et tourna les talons sans dire un mot.
Dehors, la pluie avait redoublé d'intensité et quelqu'un était au milieu de la rue, tenant un parapluie rouge.
_Je me doutais bien que tu monterai ici. Expliqua Gin. Il n'y a qu'ici, qu'il y a des hôtels.
Il descendit les marches sans prêter attention à ses paroles et se dirigea vers la porte suivante.
_Ce n'est pas la peine, lui aussi est complet. D'ailleurs, ils le sont tous.
_Qu'est-ce que vous me voulez ?
_Je peux te donner une adresse où tu pourra passer la nuit. Répondit Gin en souriant.
_Pourquoi ..?
_Pourquoi quoi ?
_Pourquoi faites vous ça pour moi .. j'ai .. voulu assassiner votre frère ..
_Qui ne le voudrait pas ?
_Ce n'est pas une réponse. Rétorqua-t-il faiblement
_J'ai eut l'intuition que je pourrai être ami avec toi. Continua Gin
_Et .. si je ne le voulais pas ..
_Tu passera la nuit dehors sous la pluie
_C'est .. du chantage ?
_On peut voir les choses comme ça ..
_Pourquoi ?
_Tu pose toujours ce genre de questions ?
Il ne répondit.
_Et bien .. Reprit Gin, si tu veux vraiment une réponse, je n'en ai pas. On peut mettre ça sur un Humanisme exacerbé ou tout ce que tu veux mais une chose est sûr, j'ai eut l'intuition que je pourrai être ami avec toi .. maintenant, si tu veux bien me laisser une chance tu n'as qu'a venir chez moi passer la nuit. Si après ça, tu ne veux pas de moi tu n'aura qu'a repartir sans demander ton reste ..
A la fin de sa phrase, Gin tendit le bras comme pour l'appeler à le rejoindre.
Il resta longtemps là à attendre, à analyser si il n'y avait rien de sous-entendu .. Il jugea le regard de l'homme qui lui tendait amicalement le bras et n'y décela aucun once de malhonnêteté. Il s'approcha lentement de lui et timidement, il empoigna la main qu'il lui tendait. En ce serrant la main, Gin eut un sourire radieux.
_Je m'appelle Tarken Ulivar .. Répondit-il automatiquement.
_Heureux de te connaitre Tarken.


_C'est ce que je pensais .. Déclara Gin en sortant son trousseau de clé de sa poche. Tu viens bien de Tolgrad.
Tarken ne répondit pas, savoir comment Gin était arrivé à de telle conclusion ne l'intéressait pas. Ce qu'il voulait, c'était un endroit chaud et la possibilité de sécher ses vêtements. Une part de lui était mécontente de penser ça mais sa vie lui avait apprit à se méfier de tout et de out le Monde. On pourrait appeler ça, un manque d'Humanisme .. Cependant si on considérait l'Humanisme comme un simple esprit de conservation exacerbé, on pourrai dire que son comportement était tout simplement dut à cette forme d'Humanité qu'il avait prit soin de développer plus que les autres. Les puristes n'accepteraient pas cette forme de définition par contre ..
_Y'a plusieurs trucs qui m'y on fait penser. Commença Gin. Déjà, tu étais sur le chemin qui provenait de Tolgrad .. et surtout, ton nom de famille se termine par -AR. Quand on connait ce détail, on arrive à tout !
Il ouvrit en grand la porte d'entrée de l'une des Maisons-branches de Renoga et laissa à son invité le soin d'y pénétrer en premier. Le regard de Tarken croisa celui de Gin lorsque le premier passa devant le second et il n'y avait toujours aucune forme d'animosité. Tarken retira doucement sa large capuche et attendit.
_Nous sommes rentrés ! Dit Gin d'une voix forte, en refermant la porte derrière lui.
Tarken nota l'utilisation du pronom "nous", à priori Gin avait prévu de le retrouver dans la ville et de le ramener chez lui. Soit il avait un grand cœur, soit il avait quelque chose derrière la tête ..
L'entrée de la maison-branche était assez grand, à droite il y avait un porche donnant sur un salon et à gauche, il y avait un escalier simple qui montait en longeant le mur. A l'étage, une balustrade avait été installé pour éviter tout type d'accident. Au rez-de-chaussée, face à la porte d'entrée, se tenait deux autres portes dont l'une d'entre portait une petite tablette en bois claire marquée des lettres, WC.
Tarken entendit des pas trainant s'approcher de la balustrade et il découvrit une jeune fille à la longue chevelure noire et brillantes. Celle-ci s'adosse à la rampe de la balustrade et le dévisagea longuement. Tarken ne sut pas trop comment réagir face à cela alors il fixa à son tour les yeux bleu de la jeune fille. Elle lui semblait perdue dans ses pensées quand tout à coup, Lloyd surgit de la pièce de droite et se laissa glisser sur le dos, les yeux braqué sous la jupe de la demoiselle.
_C'est la rosé que tu as acheté il y a deux ans ! S'exclama-t-il, un air triomphant sur le visage. C'est un pu cliché les petits rubans sur le haut .. enfin c'est toujours plaisant à voir.
Lorsqu'elle remarqua qu'il parlait de sa culotte, elle écarquilla les yeux et plaqua sa jupe contre ses jambes.
_Lloyd, espèce de gros dégueulasse ! Tempêta-t-elle
_Ouais mais en tout cas, j'ai réussi le pari !
Elle soupira et lui tourna la tête d'un air dédaigneux.
_Très bien, je te donnerai mon dessert de ce soir .. Admit-elle finalement
Lloyd se releva, son sourire arrogant dessiné sur le visage et reparti vers la pièce de droite d'un pas élancé. Ce ne fut que sous le petit porche qu'il remarqua que son frère était revenu et qu'il n'était pas seul.
_Voici Tarken. Présenta Gin, c'est le gars qu'on a rencontré dans la forêt.
Lloyd hocha la tête en silence puis il revint vers eux et tendis une main à Tarken. Comme pour Gin, il mit un certain temps avant de bien vouloir la serrer, se demandant si cela ne cachait pas quelque chose de pire. Une fois en face de ce gamin et de l'indifférence stupide qui avait remplacé son arrogance triomphale, Tarken dut se rendre à l'évidence que Lloyd ne serait pas une grande menace pour lui.
Une quatrième personne s'approcha de l'entrée, celle ci s'arrêta au côté de la jeune fille et dévisagea Tarken de la même manière et des mêmes yeux bleus. Ses cheveux étaient moins long que ceux de l'autre fille mais ils étaient tout aussi noire et brillant.
Ce fut celle au cheveux court qui s'adressa à Tarken en premier :
_Bienvenue parmi, Dit-elle. Je m'appelle Matsuki Hémisphène et voici ma sœur cadette, Lyna.
Cette dernière s'inclina à l’appellation de son prénom et recommença de dévisager Tarken, qui mal à l'aise s'inclina avec raideur.
_Vous avez mangé ? Demanda Matsuki à l'adresse de Tarken
Il fit non de la tête.
_Très bien .. Déclara-t-elle avant de se tourner vers sa sœur. Rajoute un couvert s'il te plait.
Lyna obéis docilement et disparu.
_Vous voulez vous laver avant le repas ? Vous avez l'air frigorifié .. S'inquiéta Matsuki.
_Ouais, à mon avis une bonne douche bien chaude lui fera du bien ! S'exclama Gin. Matsu file moi une grande serviette.
Matsuki se retourna et ouvrit l'un des haut placards coulissant qui se trouvaient derrière elle et prit une épaisse serviette de bain qu'elle lança à Gin, puis elle disparu à son tour rejoindre sa sœur. Gin s'avança vers la porte ne portant aucune plaque en bois et fit signe à Tarken de le rejoindre.
Encore une fois, Tarken mit un certain temps avant de se décider à avancer.
Il n'arrivait pas à savoir si ces personnes étaient dignes de confiance ou si ils se moquaient de lui. A vrai dire il ne comprenait pas pourquoi il avait droit à pareil traitement, on lui proposait le gîte, le couvert et même une certaine forme de confort personnel .. Il ne savait pas quoi penser d'eux .. A croire qu'il était comme eux, un semblable. Jusqu'à maintenant tout le Monde lui avait fait une remarque sur son masque ou l'avait regardé avec dédain voir dégout, eux, ils se sont simplement contentés de le regarder avec intérêt.
_Pourquoi faites vous ça pour moi ? Souffla-t-il à Gin en le regardant fixement
_Je te l'ai dis non ? J'espère être ton ami Répondit Gin en souriant. Et les amis ça fait tout pour éviter un vilain rhume à un autre de ses amis.
Gin s'écarta et laissa Tarken entrer dans une salle de bain d'un taille plus que correcte.
_Je te descend des fringues propres ! Dit-il en refermant la porte.
Il y avait tout le nécessaire dans cette salle d'eau, à part peut-être une réponse claire à ses questions. En tout cas, il ne pouvait pas nier le fait que jusque là, il avait été relativement bien traité pour un inconnu. Seulement, c'était aussi vrai qu'il était frigorifié et qu'une bonne douche bien chaude lui ferai du bien. Il posa son épée et son sac à côté du lavabo et retira ses bottes. Il se déshabilla, s'enroula dans la serviette, récupéra son épée et entra dans la douche. Il déposa son épée, sortie de son fourreau à portée de main et ouvrit le robinet d'eau chaude.
Gin entra doucement dans la pièce déposa quelques vêtements et repartit en silence.
Une fois lavé, il fouilla rapidement dans son sac à la recherche de quelque chose de sec lui appartenant, en vain. Une bonne partie de ses affaires avaient été mouillés à cause de la pluie, ce fut donc à contre cœur qu'il s'habilla avec ce que lui avait donné Gin. Il récupéra ses affaires et sortit doucement de la salle de bain. Lloyd attendait dehors les bras croisés. Sur ses gardes, Tarken empoigna plus fermement la garde de son épée mais le gamin ne le remarqua pas.
_Écoute .. Commença-t-il par dire. On a plutôt commencer d'une mauvaise façons .. Et jusqu'à maintenant, je ne me suis pas encore excusé pour tout à l'heure. Alors, je le fais là. J'm'excuse.
Tarken n'en croyait pas ses oreilles mais hocha faiblement la tête. Lloyd monta les escalier et disparu de son champ de vision. Il était troublé par ce qu'il venait de se passer. Pour la première fois de sa vie, quelqu'un venait lui adresser des excuse et des excuses sincère qui plus est. Il n'y avait pas eu une once de mensonge dans les paroles de ce gamin et c'était surtout ça qui choquait le plus Tarken. Cette excuse était sincère et il ne savait pas comment réagir face à ce genre de chose.
_A table. Scanda la voix de Matsuki au dessus de lui.
Gin passa sous le petit porche et indiqua un coin où Tarken pourrai poser ses affaires. Il y déposa son sac, son épée et mit un certain temps avant de déposer ses poignard d'argent.
_Ne t'inquiète pas, nos couteaux coupent bien. Déclara Gin en souriant. Il remit ses lunettes et le guida dans la maison-branche.
_Tu vas voir Matsu est une vraie cordon-bleu.
Bien que derrière lui, Tarken hocha encore une fois la tête avec raideur, en guise de réponse.
Une bonne odeur de pain grillé les accompagnaient dans le couloir qui les menaient directement à la cuisine. Lloyd et Lyna était déjà assit tandis que Matsuki attendait les deux autres. Tarken s'assit timidement à table entre Lloyd et Matsuki et ils purent enfin se remplir l'estomac.

Les repas avec Lloyd Gorgane ressemblaient plus à un champ de bataille qu'a un moment de convivialité partagé entre plusieurs personnes. Il fallait manger vite car une fois que son assiette était vide, il s'attaquait à celle des autres sans crainte de perte dans ses propres rangs. Lloyd se plaignait toujours de la vitesse de son frère mais pourtant lui était plus rapide que l'éclair lorsque l'heure du repas avait sonné. Sa vitesse semblait décuplée lors des repas, de plus il mangeait beaucoup. Un véritable trou noir à la place de l'estomac, surtout quand il y avait à manger des sandwichs grillés au jambon. Et c'était le cas ce soir.
Matsuki en avait préparée une trentaine et à peine étaient-ils posés sur la table que Lloyd en avait déjà manger deux d'entre eux.
A part cet "incident", le repas se passa très bien et quand il ne resta plus aucun sandwich sur la table tout le monde se leva et débarrassa ses affaires, pour les mettre dans l'évier. Lloyd en profita pour s'éclipser dans le salon bientôt suivi par Lyna, pendant que Matsuki et Gin faisaient la vaisselle.
_Merci beaucoup pour le repas, Matsuki. Remercia faiblement Tarken en s'inclinant légèrement vers elle.
_Bah de rien.. Dit-elle un peu étonnée. Tu peux m'appeler Matsu tu sais. Proposa-t-elle en lui souriant chaleureusement.
_Merci... Matsu.
_Hey les gosses! Appela Gin d'une voix forte. Préparez vous a aller dormir.
_D'accord! Répondit joyeusement Lyna.
_Si j’veux. Répondit Lloyd.
Tarken jeta un coup d’œil à la pendule qui indiquait presque dix heures et demie du soir, il était étonné, il n'aurait jamais crus qu'il puisse être si tard. Une fois la vaisselle terminée, Gin descendit dans le salon et remonta quelque instants plus tard, traînant son frère dans les escaliers, Lyna sur ses talons. Gin ouvrit la porte dans le couloir et y fourra Lloyd avant de refermer la porte à clés. Dans la cuisine il y avait un autre escalier qui montait au 3ème étages, Gin et Lyna le prirent pour monter dans leurs chambres respective. Pendant ce temps,Matsu se prépara une tisane et en proposa une à Tarken qui déclina l'offre gêné. Quelques minutes plus tard Lloyd sortit en T-shirt sur lequel on pouvait voir des moutons tous marqués d'un numéro, et un pantalon de jogging rouge.
_Elle était pas censé être fermée ta porte ? Demanda Matsu.
_J'ai un double qu'est-ce tu crois. Lui répondit Lloyd.
Lyna descendit de l'escalier en T-Shirt long et s'avança vers sa sœur. Elle lui fit une bise sur la joue en lui souhaitant une bonne nuit et recommença avec Gin, Lloyd et même Tarken ce qui le troubla beaucoup. Ensuite elle remonta les escaliers et disparut dans sa chambre. Lloyd lui fit simplement un geste de la main en souhaitant une bonne nuit à tout le monde et s'enferma à son tour dans sa chambre. Matsu monta quelques minutes après au 3ème étages pendant que Gin et Tarken descendaient au salon.
-Bon tu vas dormir ici, ça ne te déranges pas ? Demanda-t-il en montrant le plus grand des canapés devant une cheminée de pierre.
Tarken fit non de la tête et ils préparèrent tout deux le canapé de cuir sombre, pour que Tarken puisse y dormir cette nuit. Matsu, redescendit vêtu d'une longue veste de kimono à fleurs et portant des draps et une couverture. Elle fit rapidement le lit de Tarken puis une fois finie, elle s’assit sur l'un des fauteuils tandis que Gin en fit de même sur le deuxième canapé.
_Je .. Commença Tarken
_Oui ? Reprit Gin
_Je ne vous fais pas peur ..?
_Pourquoi nous ferais tu peur ? Demanda Matsu visiblement étonnée
Tarken ne répondit pas, pour lui la réponse lui paraissait évidente. Elle était là sous leurs yeux, sous les yeux de tout le Monde. Chacun pouvait la voir, il lui suffisait de lever la tête.
_C'est ton masque, c'est ça ? Continua Matsu en sirotant sa tasse.
Tarken ne répondit pas.
_Ne t'inquiète pas pour ça. Personne dans cette maison, ne se moquera de toi. Finit-elle par dire
Tarken resta muet, il ne savait pas quoi en penser mais pour une fois, il voulait y croire vraiment. Il hocha la tête avec une raideur qui commençait à le caractériser et les remercia pour tout.
_C'est .. la première fois depuis longtemps .. Dit-il dans un souffle. Que je me sens presque bien .. avec d'autres personnes ..
Il essuya furtivement les quelques larmes qui perlaient au coin de ses yeux, Matsu et Gin le remarquèrent pas ou au moins, ils avaient la descence de ne pas faire de commentaires."
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Millénaires ~   Lun 29 Aoû - 10:35

Etant donné que t'as lu ma fic, il est normal que je me mette à la tienne aussi ^^

Et bien je trouve que tout ça, c'est du bon boulot, ton personnage principal très solitaire et mystérieux, les deux frères qui forment un duo assez drôle, surtout avec "J'ai faillis tuer ton frère" " Qui n'en aurait pas envie".

L'histoire est bien structurée pour l'instant et on sent qu'elle est travaillée avec attention, mis à part les petites fautes d'orthographe, souvent difficile à distinguer (Sauf pour certains puristes de la langue), elle est très accrocheuse, et tu réussis à garder le mystère dessus en donnant envie au lecteur de lire la suite.

L'ambiance a l'air plutôt ténébreuse, j'aime ça aussi Very Happy

Enfin bref, bonne continuation, je serais au rendez-vous pour lire le quatrième chapitre.
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Atomnium
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Millénaires ~   Sam 22 Oct - 2:10

Tout d'abord, pardonnez moi d'avoir mit autant de temps à l'écriture de ce nouveau chapitre mais de nombreux éléments indépendant ( ou non d'ailleurs ) de ma volonté ont considérablement ralentit sa production. Pour cela donc, je m'en excuse ... Je ne vais pas non plus faire l'erreur de promettre une amélioration car, généralement quand je dis ce genre de chose ça ne suffit pas .. Je préfère donc essayer de suivre une sorte de conseil amical qui est : "essayer c'est bien, réussir c'est mieux !" ... Certes en déclarant ça, ça revient à dire que je vais faire de mon mieux mais, c'est fait d'une manière plus ou moins détournée .. 'fin bref, encore mille excuse pour ce retard et cette très longue mise en circulation du chapitre IV >.<


Je vais sans plus attendre, vous laissez avec le dit chapitre, en espérant qu'il vous plaira :


Chapitre IV ~ Le Maître-Émeraude


"Il se reservit un enième verre de Bourbon tout en continuant à réfléchir sur la disposition des pièces. Nao était en train de batailler contre un puzzle particulièrement coriace lorsqu'il sentit quelques choses se frotter contre ses jambes. Il reposa son verre sur la table et sans quitter les pièces des yeux il pivota sur sa chaise, ouvrit le frigidaire et en sortit une bouteille de lait. Il en versa dans un bol et le déposa aux pieds de sa chaise, le chat cessa de se froter contre lui et sautilla vers le bol pour en lapper son contenu. Puisque le félin lui avait plus ou moins fossé compagnie, il put reporter toute son attention sur son puzzle. Il prit une pièce au hasard et examina sa forme d'un regard vide. Rien d'intéressant. Il l'a reposa, en prit une autre puis la reposa à son tour. Il fit cela un dizaine de fois puis d'un coup de main irrité, il balaya les pièces éparpillés sur la table. Elles tombèrent au sol dans un fracas étouffés et lui, il avala d'une traite son verre de Bourbon. Il empoignat la bouteille en verre et bu directement au goulot de grande gorgée du liquide ambré. Nao frappa violement la table avec sa bouteille et examina la boite en carton de son puzzle.
Pourquoi aimait-il en faire ?
Il ne put répondre à sa propre question. Pourquoi ? Qui avait-il d'intéressant à faire un puzzle ? C'était un loisir. Pourquoi celui-ci ? Il avait eu beau s'interroger sur les raisons, il n'arrivait jamais à proposer une réponse valable. Il se donnait toujours des excuses bancale. "Parce que c'est amusant, drôle." Il n'aimait pas rire, il n'avait jamais apprit à le faire, alors ce n'était pas avec un puzzle qu'il apprendrai ça. "Parce que c'est jolie." Il n'accordait en vérité, que très peu d'importance à la représentation artistique du puzzle. Un jour ce sera un paysage, un autre, un bâtiment, encore un autre, un animal. "Parce que ça occupe." Son travail aussi l'occupait et pourtant, ce n'était pas pour ça qu'il y allait.
Bref, il n'avait jamais réussi à se construire une vraie réponse qui l'aurait pleinement satisfait. Mais même en l'absence de réponse, il continuait toujours à aligner ses pièces les unes aux autres.
Il soupira autant que son souffle le lui permit et amena la bouteille auprès de ses lèvres. Le bruit significatif d'un liquide subittement secouée dans un contenant en verre, se fit entendre dans la cuisine. Puis, Nao redéposa la bouteille avec force et sursauta à la vue de son visiteur qui se tennait accroupie dans l'encadrement de sa petite fenêtre.
Il frappa la table avec le poing et reprit son souffle tandis que l'homme encapuchonnés descendit du rebord de la fenêtre et entra s'assoir.
_Naozer Rènis ? Demanda-til
Nao ne répondit pas et pivota de nouveau sur sa chaise pour prendre une autre bouteille en verre.
_Oui, il ne peut que s'agir de vous .. Vous êtes sans doute le seul du pays à boire du Monarch.
Monarch était le nom de son alcool et son emblème était gravé sur chacune des bouteilles mise en circulation. Instinctivement, Nao passa son pouce sur cet emblème et caressa faiblement le blason au deux singes, de la bouteille.
_Qu'est-ce que vous me voulez ? Interrogea Nao
_J'ai un travail pour vous.
Nao déboucha sa bouteille et se remplit un verre
_C'est avec mon Père que vous devez voir pour ce genre de chose, c'est lui l'intermédiaire.
_Je n'ai pas envi de passer par un intermédiaire, vous n'avez pas envi de voir votre Père, nous pouvons donc directement discuter.
Le verre arrêta sa progression au niveau des lèvres de son possesseur, il n'allat pas plus loin.
_Qu'est-ce que vous venez de dire ?
_Vous n'aimez pas votre Père.
Nao fixa le regard de son interlocuteur, il était froid et déterminé. Il n'y avait aucun mensonge dans ces yeux.
_Ce qu'il y a de bien avec les combattants de ce .. nouveau monde, c'est qu'ils sont très facilement influencable. On ne juge pas de la qualité d'un livre en regardant sa couverture, mais les défauts, les faiblesses d'un ouvrage grand ouvert vous sautent au visage pour peu que vous sachiez les déceler.
L'inconnu fouilla dans la poche intérieur de son vêtement et en ressortit un polaroïd sur lequel était représenté une jeune fille aux cheveux noirs.
_Je l'a veux.
Naozer ne répondit rien et le visiteur en profita pour se relever.
_Un homme de Tolgrad devrai arriver à destination d'ici trois ou quatre jours, vous n'aurez qu'a profiter de l'occasion qu'il vous donnera. Déclara-t-il en remettant sa cape.
Puis, il se retourna vers la fêntre et d'un bond léger, il sauta sur le rebord. Avant de quitter la pièce, il déclara :
_Les puzzles offrent la sensation de donner vie à quelque chose, ils nous montrent que même les assassins peuvent avoir un coeur.
Ces dernières paroles résonnèrent dans sa tête pendant de nombreux instants, il avait là une réponse qu'il avait attendu depuis des années. Quelque chose qu'il avait voulu, il le lui avait donné et maintenant il voulait quelque chose à son tour. Nao avait une dette envers cet inconnu et il ne pouvait décemment pas le laisser ainsi. Il prit le polaroïd, le retourna et regarda l'adresse écrite à la main au dos de la photo.
Il était temps pour lui de rentrer au pays.




Tarken n'avait pratiquement pas dormit. Il n'était pas à sa place ou du moins il ne se pensait pas à sa place. Pourquoi avait-il été accueilli comme ça, qu'est-ce que cela cachait ? Est-ce que ce traitement avait simplement un sens ? Il ne savait plus quoi penser et il avait peur. Après tout c'était normal, il c'était retrouvé dans un maison inconnue, invité par des inconnus. Tous cela ne lui étaient pas familier du tout, tout ce qu'il espérait c'est que la chaleur qu'il ressentait dans la voix de toutes ces personnes, ne soit pas un piège. Il ne voulait plus mourir maintenant qu'il avait un but.
_Tu ne dors plus ? Demanda doucement une voix de femme
Tarekn leva les yeux vit Matsu entrer dans le salon de démarche délicate et s'assoir sur le canapé face à la cheminée. Il lui fit "non" de la tête et baissa les yeux. Il n'avait pas pour habitude de tenir le regard des autres, il avait peur, encore et toujours. Ils restèrent ainsi en silence des minutes durant pendant lesquelles Matsu fixa la cheminée d'un air absent.
_Pourquoi es-tu venu à Renoga ? Demanda-t-elle finalement
Matsu tourna la tête et leur regard se croisèrent. Ses yeux étaient d'un bleu profond, les romantiques auraient dit sans hésiter qu'il serait possible de se noyer dedans et même en disant cela, ils auraient été loin de la vérité. Jamais il n'avait vu pareil pureté dans les yeux de quelqu'un.
Il mit du temps avant de répondre mais pendant ce temps Matsu ne détourna pas son regard, le fixant continuellement.
_Je suis là pour rencontrer le Maitre d'armes Yorel Sixale .. Répondit Tarken après un instant d'hésitation
Matsu acquiesa d'un bref hochement de tête avant de reprendre :
_Maitre Sixale ne reçoit personnes pendant les journées du Mercredi et du Jeudi. A mon avis il va te faloir attendre jusqu'à Vendredi ..
Tarken l'a regarda avec de grands yeux, cela voulait dire qu'il allait devoir rester ici ou se trouver un autre toit pôur les deux jours suivant.
_Je .. vais chercher un autre logement dès aujourd'hui .. Souffla-t-il doucement
_Pourquoi ça ?
Les sourcils de la jeune femme s'étaient élevés haut sur son front, si bien qu'ils étaient camouflés derrière ses mèches tombantes.
_Je .. je ne veux pas abuser de votre hospitalité ..
_Ne t'inquiètes pas pour ça, voyons. La maison est suffisament grande pour te permettre de rester ici encore deux ou trois jours.
_Qu'est-ce qui se passe ? Interrogea une troisième voix
Tarken et Matsu pivotèrent vers l'entrée et virent Lloyd avancer d'un pas trainant. Il se grattait la tête et se laissa tomber sur le canapé au x côtés de Matsu.
_Alors ? Répéta-t-il
_Rien qui ne te concernes. Expliqua Matsu
Tarken baissa les yeux et remercia intérieurement la jeune femme de ne pas avoir répondu à ce garçon. Tarken n'aimait pas l'idée de devoir parler de lui aux autres, le faire une fois avait déjà été un petit exploit qu'il ne souhaitait pas devoir recommencer immédiatement.
_J'ai faim .. Déclara Lloyd comme à lui même
Matsu regarda Tarken et eut un sourire léger
_Tu as faim ? Lui demanda-t-elle
_Ouais carrément ! Répondit Lloyd
_C'est pas à toi que je parles. Claqua Matsu
_waah l'autre hé ..
Lloyd haussa les épaules et se dirigea vers la cuisine, les mains dans les poches, quant à Tarken il hocha timidement la tête avant de se leva lentement.


Tarken aurait volontier chercher une chambre dans un hotel mais les habitants de la maison-branche insistèrent pour qu'il reste. L'idée ne lui plaisait pas particulièrement mais plus que la "colocation", ce qui l'effrayait c'était la dépendance qu'il ressentait vis-à-vis de ces personnes. Sous leur toit il se sentait fragile et sans défense, l'hotel avait le méritte de le laisser seul, lui qui c'était habitué à cette condition.
Pour éviter d'être une gêne, il passait le plus clair de son temps, recroqueviller près de la fenêtre du salon, à attendre que le temps passe et que Vendredi décide enfin à venir.
Pendant le premier jour, il essayait du mieux qu'il le pouvait, de parler le moins possible puis au fil du temps, il commençait à discuter un peu plus facilement avec eux. C'était encore timide mais les habitants avaient le respect de ne pas lui reprocher sa difficulté à communiquer. C'était la première fois que cela lui arrivait, il en était assez troublé. Comme ci il était leur égal.
_C'est cool que tu sois là. Avoua Lloyd pendant le repas du Jeudi soir.
_Pourquoi ça ? Demanda son frère
_Bah il mange moins que nous du coup, je récupère sa part. Ca ne le dérange pas.



Quand Matsu descendit dans le salon le Vendredi matin, elle aperçut Tarken, assit près de la fênetre, la tête reposant contre le mur et tenant un objet brillant entre ses doigts. Une musique s'élevait dans la pièce, provenant sans nul doute de l'objet qu'il avait en main. Elle s'assit sur le canapé, fourra ses pieds sous un coussin et tendit l'oreille. Jamais elle n'avait entendu pareil musique, c'était clairement la première fois qu'elle l'entendait et pourtant, il lui semblait qu'elle avait toujours connu cette mélodie. Un étrange cocktail de sensation commença à l'envahir au fil de son écoute, mélancolie, amour, tristesse, peur, joie, souffrance. Rare était les musiques et chansons, capable de faire naitre en elle autant de sentiments à la fois proche et opposés. Elle connaissait Tarken depuis très peu de temps mais au vu de ce qu'elle avait vu et appris sur lui, elle trouva que cette musique lui ressemblait et lui convenait parfaitement.
Tarken avait les yeux fermés, sa poitrine se gonflait et se dégonflait sur un rythme lent. Il devait dormir. Quelque chose brillait au coin de son oeil droit, Matsu se releva doucement et se rapprocha le plus silencieusement possible. Lorsqu'elle fut suffisament proche, elle eut juste d'apercevoir une larme s'échapper de son oeil et disparaitre derrière son masque blanc. Elle baissa les yeux et regarda l'objet argenté qu'il tenait fermement. C'était une boite à musique en forme de croissant de Lune, elle semblait être en sa possession depuis un certain nombres d'années mais le Temps n'avait pas du avoir d'emprise sur elle. Elle était étincelante et sa musique était aussi pure que durant ses premiers tours. Elle approcha lentement sa main comme pour caresser la boite à musique et Tarken rouvrit subitement les yeux. Ce réveil brutal l'a fit sursauter et elle tomba sur les fesses.
_Dé .. désolé .. Dit-elle en remarquant le regard que lui lançait le jeune homme. Je ne voulais pas te l'a voler, c'est juste que .. cette musique m'a hypnotisé ..
Elle retourna s'assoir à reculont, sur le canapé en prenant soin de ne pas recroiser le regard de Tarken. Ses yeux étaient pourtant fixement posés sur elle, froid comme des lames de couteaux.
_Pardonnes moi. Dit-elle encore.
Tarken ne répondit rien, fixant toujours Matsu. La musique quand à elle, continuait à tourner comme si de rien était, imperturbable.
_C'est quelque chose que tu tiens de quelqu'un ? Demanda Matsu faiblement. Un proche ou ..
_Je ne sais pas. Trancha-t-il d'un ton sec
Elle releva enfin les yeux vers lui et soutint la froideur de son regard puis ce fut lui qui baissa les yeux avant de répeter d'une façons moins brutal :
_Je ne sais pas.
_Tu ne sais pas ?
_Je n'ai aucune idée de qui j'ai hérité cette boite à musique. Seulement je me dis que si je n'y prenais pas soin, je finirai par le regreter un jour ou l'autre ..
_Je peux te demander ce que tu ressens quand tu écoutes cette musique ? Demanda-t-elle avec douceur
Tarken mit un certain temps avant de trouver une réponse qui conviendrai :
_Un vide quand j'entends cette mélodie, je ressens un grand vide en moi.
_Rien d'autre à part ce vide ?
_Si .. j'ai toujours une migraine atroce mais ça c'est à chaque fois que je regarde la boite.
Matsu parrut étonné par cette deuxième réponse, Tarken le remarque et reprit simplement :
_J'ai des douleurs qui surgissent comme ça de temps en temps, je m'y suis habitué avec le temps.
_C'est étrange ..
Tarken referma la boite à musique et l'a rangea précocieneusement dans son sac au moment ou Lyna entra dans le salon, l'air peu réveillé. La nouvelle arrivante se frottait les yeux et se blottit contre sa soeur comme pour finir sa nuit. Matsu caressa les cheveux de Lyna avec tendresse et lui demanda se qu'elle voulait manger ce matin. Lyna murmura une vague réponse que Matsu détermina comme étant "céréales" puis elles se relevèrent toutes les deux.
_Viens donc avec nous, il te faudra des forces pour voir Maitre Sixale. Conseilla Matsu


Une heure et demie plus tard, Gin fermait à clé la porte d'entrée de la Maison-Branche et tous se dirigeaient vers le bureau d'entrainement du Maitre d'Armes. Il fallait pour cela, retourner au sein de l'escalier à double révolution, gravir les marches jusqu'à l'étage "XXVII", sortir côté Nord-Estet marcher jusqu'au bout de la rue. Le bureau d'entrainement était le dernier bâtiment de ce côté ci de l'étage, c'était une grande maison même comparé à la Maison-Branche qui était tout de même assez imposante avec ses trois étages. Le bureau d'entrainement avait été construit selon l'aparence des anciennes granges paysannes des haut plateau au Nord du pays, une facade haute sans fênetre au rez de chaussé, et une grande baies vitrée au premiere étage. Voila tout ce qu'on pouvait voir en faisant face à la porte d'entrée.
Gin frappa fortement à trois reprise et attendit une réaction de la part des deux habitants.
_Laisse moi faire, c'est pas assez fort. Déclara Lloyd.
Lorsque celui s'appréta à abattre sa main contre la porte, une jeune femme l'ouvrit. Lloyd n'eut pas le temps d'arrêter sa main qui avait déjà empoigné généreusement la poitrine de la jeune femme.
_Au comme c'est malheureux. Dit-il d'un air ballot
D'un geste rapide il fut plaqué au sol par la jeune femme qui posa son pied sur son ventre pour lui empêcher de se relever. Elle se pencha et déclara à son tour en souriant
_Oui c'est vraiment malheureux.
_Oh ouais, qu'est-ce que c'est vraiment malheureux dis donc ! Continua-t-il, un sourir béat sur le visage
_ Hein .. ?
_J'aurai jamais crus que tu mettrai pareille culotte pour un entrainement aussi physique ! Expliqua-t-il
_Espèce de pervers ! S'indigna la jeune femme en retirant son pied
_Je préfère le terme d'observateur intéressé.
_Qu'est-ce que vous êtes venu faire ? Demanda-t-elle en ignorant le garçon
_Salut Val, désolé de vous déranger comme ça mais quelqu'un souhaiterai voir Maitre Sixale. Expliqua Gin
La dénommée Val balaya les visiteurs du regard et ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'elle vit Tarken.
_Heu .. oui, oui très bien allez y. Dit-elle précipitamment en s'écartant pour les laisser entrer
_Merci beaucoup. Déclara Gin en souriant.
Il fut le premier du groupe à entrer suivit par Tarken, Lyna, Lloyd et Matsu qui fermait la marche. Ils marchèrent tous directement vers la grande salle d'entrainement du maitre d'armes. Cette dernière était haute de plafond, lumineuse grâce à ses immenses baies vitrées à l'étage et permettant l'exercice d'un grands nombres d'armes blanches notamment sur des mannequins de bois disposés ça et là.
Yorel Sixale se tenait près de l'un de ces mannequins, une épée de bois dans la main le visage tourné vers les nouveaux arrivants qui entraient en silence. Il avait l'expression de ceux qui avait vécu des temps troublé et des moments durs, cependant son regards était clair et bienvaillant. Il leurs souriait pour les accueillirent comme il se devait et pivota sur ses talons pour leur faire face. De la même façons que sa disciple, il balaya le groupe d'un regard rapide et fronça très légèrement les sourcils en apercevant Tarken. Une ride apparut sur son front, entre ses yeux puis il s'essuya le visage d'un revers de la manche tandis que Val le rejoignit et se plaça à ses côtés.
_Jeune homme ? Demanda-t-il d'une voix aussi clair que ses yeux. Vous n'allez pas bien ?


C'était lorsque la jeune femme ouvrit la porte du bureau d'entrainement, que sa douleur à l'arrière du crâne, avait reprit de plus belle. Depuis il avait encore une fois empoigné ses poignards pour "soigner le mal par le mal" mais quand le maitre d'arme lui demanda si il allait bien, il ne put se retenir et tomba douloureusement sur ses genoux en se tenant la tête avec les deux mains. Il aurait bien aimé être seul à ce moment pour hurler de tout son soul mais il se retint au prix d'un effort considérable. Autour de lui, tout le Monde lui demandait à tour de rôle si il allait bien, pourquoi il était comme ça et qu'est-ce qu'il fallait faire. Après cinq longues minutes, on lui tendit une petite boite en plastique orange, circulaire, dans laquelle se trouvait des comprimés.
_Avales m'en un, mon garçon. Conseilla la voix du maitre d'armes.
_Qu'est-ce que c'est ? Demanda celle de Matsu tout près de lui.
_C'est du Xoyce, ça calme les migraines chronique.
Tremblant, Tarken récupéra la boite, la découpilla et avala un comprimé sans prendre la peine de boire l'eau qu'on lui tendait.
_Et bien je vous aurais crus plus méfiant envers le produit que vous propose un inconnu. Déclara le maitre d'armes en reculant de quelques pas.
_C'est de l'instinct de conservation ni plus ni moins, si il n'en prend pas il claque par contre, si il en prend soit il guérit, soit il claque .. A mon avis le choix est plutôt rapide. Expliqua Lloyd
_Mais tu réfléchis. S'étonna son frère ainé. Je suis ... stupéfait, en seize ans de vie commune, jamais tu ne nous avais éclairé par ta science.
Lloyd lui lança un regard dénué d'expression et repris :
_Je suis mort de rire arrête, j'en peux plus.
L'effet du médicament fut rapide, une poignée de minutes plus tard son atroce mal de crâne avait disparu et Tarken put se relever lentement comme si de rien était. La respiration bruyante, il regarda l'assemblée autour de lui et secoua la tête avec faiblesse. Puis il se rapprocha du maitre d'armes et lui tendit la boite orangée.
_Gardes la, ça fait des années que je n'ai plus de migraines. D'ailleurs, j'en ai même jamais eu ! Répondit-il en souriant
_Comment ça se fait que vous aillez un médicament contre la migraine alors ? Demanda Lloyd sur un ton méfiant.
_Je fais du trafic de produit pharmaceutique pour arrondir mes fins de mois, mais c'est un secret. Oh zut, je l'ai dis, tu es vraiment très fort en interrogatoire.
_Le principe de précaution, ça te dis quelque chose ? Répondit Matsu
_Vaguement ..
_En tout cas, ça à l'air efficace votre truc. Déclara Gin d'une voix enjouée.
_Que voulez-vous les Laboratoires de Cartago restent les meilleurs du Continent.
_Ils viennent de si loin ? S'exclama Gin
_Et oui, ce sont les meilleurs dans ce type de production même les Ermites-chercheur viennent prendre quelques conseils, c'est dire. Mais assez parlé de banalités, que me vaut le plaisir de votre visite ?
A ces mots, tout le monde tourna instinctivement la tête vers Tarken qui dut s'éclaircir la gorge avant de pouvoir parler distinctement :
_Heum .. Je .. je souhaiterai vous demander conseil.
_Oui ? C'est à quel sujet ?
_Je .. m'appelle Tarken .. et j'aimerai avoir des renseignements sur quelqu'un en particulier.
_Ulivar ?
_Hein ?
_Tu es Tarken Ulivar ? Repéta le maitre d'armes
_Oui.
Le Maitre soupira faiblement en souriant tristemment.
_Et bien voila qui ne me rajeuni pas vraiment .. Laisse moi d'abord me présenter, je suis Yorel Sixale, Maitre-Emeraude de Ranoga et voici ma disciple Val .. Je .. je crois avoir m'a petite idée sur l'individu en question.
_Vous savez où je pourrai le trouver ? Demanda Tarken avec une once de froideur dans la voix
_Non et à mon avis dans l'état actuel des choses, tu n'arriverai à rien.
_Pardon ?
_Il est clair que tu le recherche pour te venger de quelque chose qu'il t'as fait maintenant, je peux t'assurer que tu n'as pas le niveau pour ça.
_Waow waow waow ! On se calme vous deux ! Parce que là ça devient du grand n'importe quoi .. Expliquez-vous, vous causez de quoi, de qui ?
_Tu n'as pas à le savoir. Répondit le Maitre-Emeraude en souriant. En tout-cas, Reprit-il à l'attention de Tarken tu n'as pas le niveau et je peux le prouver.
Sans dire un mot de plus, le Maitre-Emeraude se rua sur Tarken, empoignant dans sa course, un sabre en bois et l'abaissa vers le visage de son adversaire. Tarken réagit au quart de tour, il dégaina son épée dont la lame entailla profondement l'épée de bois du maitre d'armes.
_Vous voyez, normalement un homme d'épée, n'aurait même pas prit le risque de planter sa précieuse lame dans une simple épée de bois.
_Quoi ? S'exclama Lloyd après que tout le Monde eut prit le temps de comprendre ce qui venait de se passer. A quoi ça sert d'avoir un épée du coup ?! Renchérit-il aussitôt après
_Voyez vous, lors d'un duel au sabre, les combattants ne frappent pas leurs lames l'une contre l'autre. Ils esquivent la lame de l'adversaire en la repoussant avec le flanc de leur propre épée. Sinon même les meilleures lames finiraient par s'émousser. Un bretteur expérimenté aurait utilisé son épée sans l'en sortir de son fourreau, afin de preserver la lame elle-même. Cela me prouve bien que vous avez encore des progrès à faire.
Tarken remit son épée dans son fourreau et baissa les yeux visiblement découragé.
_Ne t'inquiètes pas. Je sais où tu pourra améliorer ta connaissance de l'art de l'épée.
_Où ça ?
_Dans le canyon de l'Ange près de Géohan, je pense que tu as les capacités pour t'y débrouiller correctement. Val, tu peux me chercher la carte numéro 2 dans mon bureau ?
La disciple s'empressa d'aller dans la pièce au fond du grand gymnase, de s'engouffrer à travers la porte et de revenir quelques instants plus tard, une carte pliée à la main, qu'elle tendit par la suite à son maitre. Celui-ci l'a donna à Tarken qui l'a déplia afin de l'examiner. C'était une carte sommaire du continent, l'on pouvait y voir les six grands pays, ainsi que leur capitales et quelques grandes villes importante.
_Oui, désolé de ne pas pouvoir te donner plus détaillé mais je n'ai plus autant de carte que je le souhaiterai. Nous vivons une sorte de "crise de la cartographie" en ce moment, et ce sont bien évidemment les cartographes eux-même qui profitent en priorité de leur créations les plus abouties. Du coup, on fait avec ce qu'on a .. Expliqua le Maitre-Emeraude en haussant les épaules.
_"Crise de la carte", quelle excuse bidon .. Souffla Lloyd en silence
_J'ai parfaitement entendu ! Déclara maître Sixale en se penchant vers lui pour le voir
_C'est pas moi c'est Gin ..
Yorel Sixale se rapprocha de Tarken et lui indiqua du bout des doigts la direction approximative qu'il devrai prendre afin de se rendre au canyon de l'Ange. Pendant qu'il suivait une route invisible sur la carte du monde, il marmonna faiblement de sorte que Tarken ne soit le seul à pouvoir l'entendre :
_Je suis désolé si tout cela te surprend, j'imagine bien que tu n'as pas été habitué à ce genre de réactions et à une aide aussi rapide mais .. sache que je souhaite vraiment que tu réussisse à atteindre les objectifs que tu t'es toi-même fixé.
_Pourquoi ?
_Disons que c'est une sorte Humanisme exacerbé. Répondit-il en souriant.




Naozer venait de sortir de la foret après plusieurs jours de marches, enfin il était arrivé à destination. Cette marche l'avait épuisé mais son souffle avait tenu bon jusque là ce qui, en somme était un petit exploit. Il retira pendant quelques instants ses lunettes noires, afin de contempler le paysage. Il l'avait toujours aimé, ce calme, la tranquillité du ciel, la brise légère qui lui fouettait doucement le visage, les nuages libres dans cette mer et ce Soleil éclatant. Ce paysage naturel si calme et serein, était aussi ce qu'il pouvait appeler le calme avant la tempête. D'ailleurs, il chercha en tâtonnant dans sa poche intérieure si elle était là. Oui, la photo était toujours à sa place, grâce à elle il pourra retrouver sa cible avec beaucoup plus de facilités. Il aurait bien voulu rester ici mais le travail l'attendait au milieu de la clairière. Il remit ses lunettes noires et avança d'un pas décidé vers l'arbre géant."
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Atomnium
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Millénaires ~   Ven 13 Avr - 19:05

Me revoici, après plus de 5 mois d'absence, j'ai enfin réussi à combattre ma flemme Légendaire et à réécrire complètement ce cinquième chapitre. Depuis trois, quatre jours, j'écris à un rythme bien plus rapide afin d'en finir rapidement avec cette foutu réécriture .. Je ne sais pas trop combien de temps va durer cette soudaine "motivation" mais je vais en profiter pour vous proposer des parutions de chapitres, un peu plus rapide. Je vous rassure donc, il ne vous faudra pas attendre six mois avant de voir le chapitre VI .. En espérant être lu, voici le chapitre V :

Bonne lecture.



Chapitre V ~ Le Manoir




"Léah Kaori fut réveillée par un petit bruit tout près de son oreille, elle savait pertinnement qui c'était et ce que cela voulait dire. Il était l'heure de manger. Elle se releva lentement, s'étira et fouilla d'un geste habile et précis la petite table de nuit à côté de son lit. Malgré l'obscurité qui régnait toujours en maitre sur le dortoir, elle trouva du premier coup ce qu'elle recherchait. Avec tout autant de précision que durant sa recherche, elle sortit du paquet une cacahuète et la tendit à la petite boule de poil qui attendait patiemment sur ses jambes. Uns fois qu'elle eut rempli ses obligations alimentaires, ses yeux, encore embrummé par le manque de sommeil, balayèrent lentement la pièce. L'absence de lumière rendait toute observation difficile et fatiguante, si bien qu'elle finit par basculer ses jambes hors du lit en enfilant ses chaussons. Elle sortit du dortoir en silence, attrapant une chemise de nuit au passage et referma la porte derrière elle. D'un pas pressé, elle traversa le petit couloir et atteignit la porte qui menait au hall. Elle ouvrit la porte aussi silencieusement que celle du dortoir et se faufila derrière elle, la refermant une fois passé. La luminosité du hall l'éblouit aussitôt la porte refermée, il lui fallut un instant avant que ses yeux ne s'habituent à cette lumière et qu'elle ne puisse voir l'imposant miroir qui lui faisait face. "Pourquoi avait-il fallut que ce miroir soit installé ici ?" Se lamenta-t-elle intérieurement.
Sa surface reflétait les rayons du Soleil qui traversait les rideaux des fenêtres, près de la porte d'entrée et les redirigeait directement en plein visage. C'était une torture de subir ça dès le matin et à chaque fois qu'elle se disait cela, elle comprenait pourquoi ses collègues ne se levaient pas en même temps qu'elle.
Léah examina son propre reflet d'un oeil critique, se lamentant intérieurement à la vue de ses quelques kilos en trop et de sa mauvaise mine. Son visage était un peu trop rond à son gout, tout comme le reste de son corps d'ailleurs et de légères cernes commençaient à apparaitre sous ses yeux. Elle soupira découragée devant ce spectacle d'auto-appitoiement puis avec toute la bonne volonté du monde, elle se dit qu'après avoir prit un petit déjeuné et fait un brin de toilette, son reflet lui conviendrait bien mieux. Réconforté à l'idée de retrouver une meilleure mine, elle se mit en route pour la cuisine. Elle contourna l'esaclier principal par la droite avant de s'engoufrer derrière la porte menant aux sous-sol. Une fois dans la cuisine elle remplit une bouilloire d'eau et la déposa sur la gazinière. Pendant que les flammes commencait doucement à lécher le récipient, elle s'attabla et attendit patiemment.
Cela faisait cinq ans maintenant qu'elle travaillait dans ce manoir et ce qui c'était apparenté à une contrainte au tout début, était devenu au jour d'aujourd'hui quelque chose de naturel. Nombres de ses précents amis avaient fait de grands yeux lorsqu'elle avait dit pour qui elle allait dorénavant travailler. Il fallait dire que les rumeurs circulant sur cette famille, étaient nombreuses et il est vrai qu'au début elle avait un peu peur de mettre les pieds ici. Seulement avec le temps, le fils unique de la famille avait su la mettre en confiance, elles et toutes les autres. L'image qu'il donnait de lui quand il était avec elle, tranchait sensiblement de la réputation qu'il avait hors des murs du manoir. Si bien que maintenant, elle ne travaillait qu'exclussivement pour lui.
Elle était heureuse de cette situation, elle était logée, nourrie et à chaque début de mois, elle recevait un salaire raisonnable qu'elle pouvait ensuite reverser dans son intégralité, à sa famille. D'ailleurs, c'était pour cela qu'elle avait dût se trouver rapidement un travail, pour aider sa famille et plus précisement Angelica, sa soeur ainée qui, à la suite d'un traumatisme important, ne pouvait plus subvenir seule à ses besoins. A cause de cette histoire, Angelica passait ses journées assise sur sa chaise, les yeux perdus dans le passé et le salaire de Léah lui permettait de rester dans la maison qu'elle aimait depuis bien des années.
Pour permettre cela, Léah avait enchainé les petits boulots de serveuse et vendeuse, cumulant par moment plusieurs jobs afin de rachetter la maison et de l'offrir à sa soeur mais ses petits salaires de misères n'étaient pas suffisant. Quand elle y repense maintenant, ce devait être l'une des pires période de sa vie, travailler sans relache sans jamais voir le bout du tunnel. A cette époque, le seul endroit ou elle pouvait décompresser, c'était le belvedère du XVème étage, de là il y avait une vue imprennable de la foret de Talbor et de la grande plaine de Ranoga. Les levés et couchés de Soleil y étaient exceptionnel si bien qu'elle y passait aussi souvent que possible, afin de les admirer. Ce lieu, en plus de se renouveller chaque jour avait une autre signification pour elle, puisque c'était Angelica qui l'y avait ammené la toute première fois. Elles avaient regardé le couché de Soleil ensemble et Léah était tombée amoureuse de la teinte rouge qu'avait eut le ciel à ce moment là. Sa soeur ainé lui avait dit que dans ce Belvedère, la magie existait et que le Soleil, en se couchant, emportait avec lui la tristesse et les pleurs de ceux qui le regardait. La première fois elle y avait cru mais en grandissant elle ne voyait plus cette magie de la même manière car malgré tout, la tristesse était toujours bien ancrée dans son coeur. Ce que le Belvedère lui avait apprit, c'est qu'il fallait bien vivre avec car le Soleil finissait toujours pas se relever les lendemains de pluies.





Tarken ne comprenait pas ce qui lui était arrivé depuis qu'il avait quité Tolgrad. Il n'était plus sûr de rien, lui que l'ignorance des habitants à son égard avait fini par détruire était maintenant au centre des attentions. Il avait bien du mal a y croire, et depuis son retour de chez le Maitre Emeraude, il n'avait pas cessé de s'entailler le creux de la main pour se sortir de ce rêve qui, visiblement n'en était pas un. D'ailleurs, Mastu était même venu soigner sa main, ce qui ne fit qu'accroitre son malaise.
La maison était silencieuse, ses principaux habitants étant de train de somnoler dans leur coin pour digérer le solide repas du midi. Tarken, assit près de la cheminé, la tête contre le mur contemplait le paysage et le ciel visible depuis l'intérieur. Il serrait dans l'une de ses mains, la boite à musique argentée et dans l'autre, son épée dont il caressait la lame avec le pouce. Il refléchissait à la proposition du Maitre Emeraude. Selon lui, il devrai passer un an dans le canyon de l'Ange, afin d'y parfaire son entrainement. Tarken ne savait plus trop quoi faire. Il avait espérer une autre réponse de la part de cet homme que son propre frère avait en si haute estime.
Lorsqu'il avait quitté Tolgrad quelques semaines auparavant, sa destination lui était apparu naturellement, Renoga et le Maitre Emeraude, Sixale Yorel. Quand il était petit, Targo lui avait dit que si jamais il devait lui arriver quelque chose, c'était à lui qu'il devait s'adresser en second après leur grand-mère. Alors, quand Tarken eut besoin d'aide, il écouta le conseil de son frère ainé et c'était mit en quête de l'homme en question.
Aujourd'hui, il l'avait vu, il l'avait entendu mais il n'avait pas ressentit la sécurité qu'il avait espéré. Son voyage, n'avait sans doute était qu'une fuite pure et simple du monde qui l'avait tant meurtri. Pourtant, il ne pensait pas être lâche ou du moins, c'était ce qu'il souhaitait. Il ne comprenait plus ce qu'il avait recherché en venant ici, il n'arrivait plus non plus à savoir ce qu'il allait faire ensuite.
Son mal de tête se fit plus violent à présent, réduisant ses tourments à un silence bénéfique. Ces pensés étaient éparpillées et le souvenir de la douleur, ramena le visage de la disciple dans son esprit. A ce moment, la douleur s'intensifia de nouveau à tel point que sa vue se brouilla et qu'un goup désagréable et brulant remonta le long de sa gorge. sans faire attention au bruit que produisait les objets qu'il avait dans les mains en touchant le sol, il fouilla dans ses poches en quête du flacon que lui avait donné le maitre-Emeraude. Après un instant qui lui parrut être une éternité, il le trouva dans la poche avant de son manteau de voyage, le dégoupilla, fourra l'un des comprimés dans sa bouche pateuse et l'avala directement. Son mal de crâne continua à sévir un moment avant de progressivement disparaitre.
Il observa nsuite, les habitants de la maison-branche qui était comme lui, dans le salon. Ils somnolaient paresseusement, Gin dormant dans son fauteuil, déjà agrémentait la pièce de ses ronflements, ce qui n'avait pas l'air de déranger qui que ce soit. Matsu caressait instinctivement les cheveux de sa soeur qui avait la tête enfouit entre ses bras, elle ne dormait pas semblant réfléchir à quelque chose. Quand à Lloyd, il était étendu sur le deuxième fauteuil, les bras croisé fixant le mur en face de lui d'un regard vague et brouillé.
Ce tableau avait quelque chose de nouveau pour Tarken et il se laissa aller à le contempler en silence pour ne déranger personnes.




Après avoir terminé les courses de l'après-midi, Léah s'autorisa une petite pause détente en se promenant dans les rues du XYème étage. Tout naturellement, ses pas la conduisèrent vers le Belvédère qui à cette heure-ci de la journée n'était pas très remplit. Malgré sa beauté, rare étaient les personnes qui s'aventuraient aussi long dans cet étage d'habitations, de plus le Belvédère ne pouvait malheureusement pas se vanter d'avoir des installations de qualité contrairement aux autres parc. La municipalité en était responsable puisqu'elle ne débloquait plus de fond pour la restauration de ce lieu, préférant dépenser pour faire du neuf. Ainsi, le Belvédère perdait chaque année de sa superbe d'autrefois, ce qui était bien dommage. D'un autre côté en faisant comme ça, elle serait la seule à y venir et pourait profiter de la vue pour elle toute seule, sans avoir à supporter les jeux d'enfants un peu trop bruyant.
D'une poigne forte et habituée, elle ouvrit le portail d'acier terne du Belvédère qui produisit un grincement sonore, faisant fuir les oiseaux des alentours. Ce patit parc était tout simple, sur la petite butte de terre se dressait un abri de pierre lisse soutenue par une dizaine de colonnes. Cela donnait un aspect antique, très apréciable et ce même avec les salissures du temps. La butte était elle-même entourée de buissons assez haut et de parterres de fleurs colorées et odorantes. Léah s'avança lentement sur l'allée de graviers, profitant des bruits et des odeurs du parc qui semblait complêtement coupé du monde extérieur pourtant si proche d'eux. Sur sa route elle ne croisa qu'un couple de personnes âgées qui flânaient comme elle dans le petit parc.Apparement il n'y avait aucun enfants dans les parages, ce qui était très bien.
Le grincement du portail lui indiqua que le couple avait décidé de sortir et de la laisser totalement seule avec le Belvédère, elle en profita pour monter dans l'abri et en descendit de l'autre côté. Elle se retrouva face à une multitude de fleurs rouge et blanche et d'un buisson touffu. Elle enjambé les fleurs et se faufila dans le buisson jusqu'à déboucher de l'autre côté et de profiter enfin pleinement de toute la beauté qu'offrait ces lieux. C'était ici que le Bélvédère offrait la meilleure des vues possibles. Elle déposa ses sacs de courses sur le banc de pierre et continua d'avancer jusqu'à la rembarde d'acier. Le vent lui caressait le visage et elle détacha ses cheveux qui purent ainsi virevolter librement. Il faisait doux et le ciel était suffisament dégagé pour voir la clairière en contrebas et la forêt de Talbor qui s'étendait jusqu'à l'horizon.
C'était ici qu'Angelica l'avait améné pour son quinzième anniversaire et c'était la première fois qu'elle voyait cette teinte de rouge si particulière, dans le ciel. ce rouge lui avait rappelé ceux des cheveux de sa soeur et Léah avait elle aussi, cherché à obtenir la même teinte sur sa propre chevelure. Si bien que maintenant leurs couleur d'origine ne se devinait même plus parmi leurs racines.
C'était ici aussi, qu'elle avait vu celui qui allait devenir son futur maitre.
Un soir après avoir terminé sa journée de travail, Léah était venue ici pour se reposer un peu et se détendre avant de rentrer chez elle. Cela faisait une heure ou deux qu'elle était là et le portail c'était mit à grincer, signe que quelqu'un venait de rentrer. Machinalement, Léah c'était caché derrière le buisson et tentait d'espionner le nouve arrivant parmi les feuillages. Avec l'absence de lumière, elle n'avait pas réussi à voir à quoi il ou elle ressemblait vraiment, jusqu'à ce que des sanglots vinrent lui indiquer très clairement que c'était un homme qui était là. Silencieusement, elle s'était faufilée dans le buisson pour sortir de l'autre côté et quitter les lieux mais elle tomba nez à nez avec l'homme qui à sa vue avait stopé ses larmes. Ils s'étaient regardés un long moment en silence sans qu'aucun d'eux ne bougent, puis il s'était levé et s'appréta visiblement à s'en aller avant de s'écrouler lourdement sur le sol. Elle avait accouru vers lui, se demandant comment i avait put tomber sur une surface plate, le souleva un peu et comprit aussitôt, son haleine empestait l'alcool. Maintenant qu'elle le tenait dans ses bras elle pouvait voir à quoi il ressemblait. Il devait avoir quelques années de plus qu'elle, son visage pointu était creusé par un manque visible de sommeil et d'un vieillissement prématuré de la peau, dont l'alcool devait en être la cause, ses cheveux blonds étaient en bataille et plusieurs mèches étaient collés sur son front par la sueur et une barbe de plusieurs jours parsemait ses joues et son menton. Ce furent ses yeux qui avaient retenu toute son attention, ceux-ci étaient particuièrement rouge et camouflèrent presque le bleu d'acier de ses iris. On aurait dit qu'il s'était volontairement et à plusieurs reprises, mit du sabe dans les yeux pour les faire devenir ainsi car, sa beuverie du soir en aurait été incapable à elle seule.
Dans son travail, Léah avait été souvent confronté à toutes sortes d'alcooliques notoire comme ceux qui ne buvait pratiquement que pour cherhcer l'ivresse et la puissance qui l'accompagnait ou les autres plus misérables, qui avait oublié ce qu'il devait noyer dans la boisson. Lui, semblait être dans une autre catégorie, ceux qui malgré tout leur "effort" n'arrivait pas à oublier ce qu'il voulait oublier. Un sincère sentiment d'empathie l'avait envahi et elle l'avait aidé à se relever en douceur. Passant un bras autour de ses épaules elle avait avancé lentement vers la sortie lui demandant son nom et son adresse pour qu'elle puisse le raccompagner chez lui. Il avait marmonné dans sa barbe quelque chose comme "XVIIème étage" avant de ressombrer dans le brouillard. Cela avit été la première fois qu'elle montait à cet étage car celui-ci était reservé aux familles aisés, à leurs prestigieux invités et à leurs serviteurs. Ils avaient avancés ensemble dans la rue principale, déserte à cette heure jusqu'à un imposant manoir devant lequel, une femme à l'élégante chevelure blonde attendait les bras croisés. Les serviteurs du manoir avaient prit le jeune maitre dans leurs bras et l'avaient amené à l'intérieurtandis que la Mère s'était approché de Léah pour la remercier. Avant d'entrer, le jeune maitre avait dit dans un souffle :
_"Je l'a veux à mes côtés .."
Quelques jours plus tard, elle était officiellement devenue une employée du manoir.





_"A table !" Déclara Matsu d'une voix forte.
Rapide comme l'éclair Lloyd s'installa à table tandis que Gin descendait les escaliers de la cuisine d'un pas trainant, en baillant à s'en déboiter la machoire. Lyna et Tarken, eux, étaient déjà dans la cuisine lors du divine appel puisqu'ils avaient aidé à la réalition du dîner. Après l'imposant repas du midi, ils avaient opté à l'unanimité pour un salade simple ainsi que des petits pains grillés en guise d'accompagnement. A la vue du toasteur, Lloyd avait bondit sur la porte de sa chambre et l'avait ouverte en grandn sous les regards interloqué des autres.
-Comme ça, ça sentira bon le pain grillé. Répondit-il.
_Hmm, c'est d'une logique implacable .. Remarqua son frère en prenant l'un des petits pains.
_Je veux, ouais ! Reprit Lloyd
Une fois le repas avalé, tout le monde retourna à ses occupations. Gin descendit lentement dans le salon, Lyna sur ses talons pendant que Matsu se prépara une tisane et que Lloyd installa un ventilateur dans le couloir. "C'est pour amener le parfum qui reste." Avait-il déclaré.
Lorsque Matsu descendit à son tour dans le salon, Tarken la suivit un peu gêné, cherchant en vain un sujet de conversation autre que les habituels remerciements. Une fois les dernières marches de l'escalier descendut, Matsu tourna la tête vers lui et lui souria timidement.
_Ce n'est pas la peine de t'en faire pour ça. Déclara soudainement Matsu
_Pour quoi ?
_Mmh et bien si tu ne sais pas de quoi parler. Reprit-elle en lui souriant à nouveau plus faiblement. Je ne suis pas très à l'aise avec les autres, non plus.
Elle se retourna une dernière fois avant de passer le porche du salon et disparaitre des yeux de Tarken.






Il n'était pas rare que les rues soient vide à la nuit tombé, c'était même quelque chose de plutôt courant pour ne pas dire habituel. Et cette nuit là ne dérogeait pas à la règle, Naozer pût donc avancer en prennant tout son temps. Il n'y avait que lorsque les rues étaient désertes qu'il aimait marcher et elles ne l'étaient qu'à la nuit tombée, on pourait donc dire qu'il n'aimait se promener que la nuit, même si cette réponse n'était qu'à moitié vraie.
Un léger vent soufflait ce soir là, soulevant une poignée de feuilles ici et là les emportant plus loin, dans un ciel chargé de lourd nuages sombres. L'air été chargé d'humidité et cela ne l'étonnerai guère si un orage éclatait d'ici quelques heures. En réalité, peut lui importait le temps maintenant qu'il était ici. Il sortit la photo de la poche intérieure de sa veste et l'examina à la lueur de la nuit. Il ne réussit pas à détailler les écritures inscrite et découragé il la rangea à sa place et reprit sa route.
Il lui fallut presque dix minutes pour arriver aux portes du manoir car celui-ci était construit à l'écart des autres demeures et domaines des familles fortunées. Il tronait majestueusement bien à l'abri derrière un petit mur de pierre, rouge brique, qui l'entourait entièrement. Les grilles au dessus du mur, les arbres derrière, le portail d'acier et le manoir en lui-même avaient quelques choses de sinistres dans cette nuit sans Lune. Aucunement effrayé, il poussa le portail d'entré d'une main distraite et grimpa les escaliers qui menait à l'imposante porte à deux battants.
Comme il s'y était attendu, le hall était sombre et silencieux à cette heure là, les servantes devaient être couchées depuis longtemps. Il se rendit directement dans le bureau de travail familial qui se trouvait au rez-de-chaussé, à droite de l'escalier principal mais avant d'y accéder, il devait d'abord traverser le grand salon.
Etre de nouveau dans ces pièces fit remonter en lui des souvenirs, désagréable pour la plupart. Il accélera donc son allure et entra enfin dans le bureau de travail. Là il jeta son manteau sur le cannapé en cuir et se laissa tomber sur le fauteuil derrière le bureau. Il alluma le petite lampe et ré-examina le photo et ce qui y était inscrit en son dos. Les lettres en encre noire, étaient fines et délicate : "Deux semaines", tout comme le "T" simple utilisé pour conclur le rapide message. C'était très clair, il avait deux semaines maximum pour accomplir cette mission.
Pour la première fois depuis qu'il était de nouveau chez lui, il soupira, las de cette vie qu'il menait. Après tout pourquoi faisait-il cela ? La réponse donnée, était-elle suffisante pour qu'il complisse ce travail ? Se remémorant la rencontre avec le commanditaire, il se souvint du regard qu'il avait posé sur lui et des paroles qu'il lui avait dit.
_"On ne juge pas de la qualité d'un livre en regardant sa couverture, mais les défauts, les faiblesses d'un ouvrage grand ouvert, vous sautent au visage pour peu que vous sachiez les déceler."
En un regard cet homme avait comprit les faiblesses de son interlocuteur et les réutilisaient contre lui. Il avait agit avec froideur, précision et calme comme un véritable professionnel, manipulant les informations et les émotions, les modelant à sa convenance afin d'obetenir le résultat qu'il escomptait. Et l'instant d'après, avant de disparaitre, il lui avait simplement donnée la réponse qu'il avait attendu depuis toutes ces années. Faisant de lui, un être humain normal, possèdant un but. Cet homme, en plus de lui avoir donné un travail, lui avait sans doute rendu une raison de vivre.
Refléchissant à cela, le regard de Naozer balaya le bureau familial avec lenteur. La simple lueur de la petite lampe ne suffisait pas à tout détailler mais elle était tout de même suffisante pour qu'il puisse comprendre qu'après toutes ces années, la pièce n'avait pas changé. Pris d'un virulent sentiment de dégout, il se releva et sortit de la pièce.
Il devait à tout prix enlever ce gout de sa bouche et pour cela il se dirigea instinctivement vers la cave. Il en ressortit deux bouteilles poussièreuses à la main et tomba face au grand miroir. Une fois encore, son regard se posa sur ses yeux et malgré tout, il ne put voir que les bleus tranchant de ses iris. Au delà de cette couleur, il voyait tout ce qu'elle avait représenté pour lui jusqu'à aujourd'hui. En tout temps, elle n'avait été que la promesse d'une médiocrité apparente et d'un manque de confiance et auourd'hui encore, il ne voulait plus de ça dans ses yeux.
Il leva l'une de ses bouteilles face au miroir et avant qu'elle n'ateignit sa surface lisse, la porte derrière lui s'ouvrit, dévoilant l'une de servantes du manoir. Il abaissa le bras et la fixa à travers le reflet.
_Vous .. vous venez de rentrer ? Demanda-t-elle en chuchotant
Naozer hocha lentement la tête et retourna vers le bureau. En chemin, il déboucha l'une des bouteilles avec ses dents et recracha le bouchon sur le sol sans ce soucier de là où il attérirai. Le bruit étouffé lui indiqua que le tapis du grand salon avait amorti sa chute et que la servante était sur ses talons. Il déposa au passage les bouteilles sur le bureau et vint se poser derrière en baissant les yeux, remarquant alors, la petite pile de courriers disposée devant lui. Au dessus des enveloppes et des lettres, il y avait un petit paquet enveloppé dans ce qui semblait être du papier kraft. Il le prit d'un air absent et lu le nom de son destinataire.
La servante arriva entre temps dans le bureau et il lui tendit le paquet en fixant le reste du courriers.
_C'est pour vous .. Dit-il enfin
Surprise, elle s'approcha plus vite, prit le paquet de ses mains et l'ouvrit en silence. Lorsqu'elle vit ce que c'était elle, ne pût contenir son enthousiasme :
_Oh chouette, il est arrivé à temps !
Naozer leva les yeux vers elle et la fixa.
_C'est le collier de ma Mère que j'avais fait nettoyer chez un bijoutier. Elle souhaite l'offrir à ma soeur ainé, Angelica, c'est bientôt son anniversaire .. Expliqua-t-elle en souriant. Il est joli, hein ?
A son tour, elle tendit le boitier bleu face à Naozer pour qu'il puisse admirer ce qu'il y avait à voir.
_Comment va-t-elle ? Demanda Naozer, en examinant le bijou d'un air absent.
_Oh .. et bien, ça fait presque une semaine que je ne l'ai pas vu mais je pense que tout va bien ..
Elle baissa soudainement les yeux apparement, bien décidé à ne pas croiser le regard de Naozer. Ce dernier n'était pas crédule, il savait pertinnement qu'elle rendait souvent visite à sa soeur, il se pourait même qu'elle lui ai rendu visite dans la journée.
_Très bien .. Dit-il dans un soupir.
Il s'assit et débarassa le bureau de la pile d'enveloppes, en les jetant dans un tiroir puis il sortit un verre et en versa le contenu de la bouteille ouverte.
_S'il vous plait .. Commença-t-il. Je dois réfléchir à quelque chose, laissez moi seul.
_Oui .. tout de suite, Monsieur.
Elle récupéra fébrilement le boitier le referma délicatement et chuchotta, avant de disparaitre dans l'obscurité du grand salon. :
_Bonne nuit, Monsieur."
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Millénaires ~   Dim 22 Avr - 20:19

Ho je viens de lire le premier chapitre et c'est vrais que tu as changé pas mal de truc :p

je trouve que ça donne plus de suspens par rapport à l'autre Surprised
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Atomnium
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Millénaires ~   Lun 23 Avr - 20:22

Pour le premier chapitre, je ne trouve pas qu'il ai tant que ça de modification par rapport à l'action du premier jet. C'est plutôt dans les suivants qu'il y a de grosses différences, ( enfin moi je les considères comme "grosses" mais si ça se trouve, personnes ne les remarquera .. --' ), bref, j'espère que la suite te plaira. N'hésites pas à donner ton avis, n'hésitez pas devrais-je dire en comptant les autres indécis de tout poil qui ne disent rien ..
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MessageSujet: Re: Les Chroniques Millénaires ~   Ven 11 Mai - 18:00

Chapitre VI ~ Le Marché Mobile



Il était resté toute la nuit dans le bureau familial à boire du vin, ce n'était qu'aux premières lueurs du soleil, lorsque ses rayons traversèrent les épais rideaux de velours sombres, qu'il comprit cela. Le regard brouillé par la lumière qui se faisait de plus en plus présente dans la pièce, par l'alcool et par le manque véritable de sommeil, il se leva lentement du fauteuil de cuir et sortit du bureau, d'un pas trainant. Il manqua presque de glisser sur le bouchon de la vieille avant de se souvenir de sa présence et la montée d'adrénaline qui précéda cette prise de conscience, termina de le réveiller brusquement. Des bruits multiples parvenaient des autres pièces et ressonnèrent douloureusement dans sa tête, néanmoins il réussit tout de même à se rendre dans la cuisine exigeant un café et plusieurs comprimés d'aspirine aux servantes, étonnée par sa présence. Après quoi il se rendit avec un peu plus de vigueur, dans l'une des nombreuses salles de bain de l'étage où il prit une douche froide afin d'éclaircir ses idées. Prenant soin de ne pas regarder son reflet dans les miroirs, il se rhabilla en vitesse et redescendit dans les cuisines pour avaler un morceau.
_Quel jour sommes nous .. Demanda-t-il à voix haute
_Nous sommes, Mardi, Monsieur. Répondit une des servantes.
Naozer soupira bruyamment
_Très bien .. Répondit-il plus silencieusement.
_C'est le jour du Marché Mobile. Ajouta une autre, visiblement enjoué par cette nouvelle.
Il leva les yeux vers elle, fixant le large sourire qui tronait sur son visage et reporta son attention sur la deuxième tasse de café qui fumait devant lui.
Le Marché Mobile était un rassemblement important dans l'année et dans la vie de la ville car le plus grand marché du pays y faisait son escal pendant quatre jours. Durant tout ce temps, de nombreux marchants venaient installer leurs échoppes dans les étages prévu et mobilisé à cet effet, dans l'espoir de vendre aux habitants tout ce qu'ils n'avaient pas réussi à vendre ailleurs dans l'année. On y trouvait de tout, des fruits et des légumes aussi bien exotique que locaux, toutes les sortes de viandes et poissons ainsi qu'une large gamme de fromage et d'alcool. La nourriture et la boisson n'étant bien évidemment pas, les seules types d'étalages présent dans ce marché. Tout cela attirait de nombreux touristes, augmentant considérablement le nombres d'acheteurs potentiel pour le plus grand bonheur des commerçants.
D'ordinaire, l'idée de cette foule compact et étouffante, zigzaguant entre les stands à la recherche de la bonne affaire, lui déplaisait énormément. Si bien qu'il n'y mettait quasiment jamais les pieds, mais aujourd'hui était un jour particulier. Pendant la nuit, son intuition lui avait soufflé à l'oreille qu'après ce travail, il n'aurait certainement plus l'occasion de revenir ici. Aussi, avait-il finit par se convaincre de sortir en ville afin de s'en imprégner une toute dernière fois.
Il avala d'une traite le café encore brulant avant de se lever et de sortir des cuisines sans dire un mot.




_Tss, y'a pas moyen de dormir avec tout ce bruit. Tempêta Lloyd en sortant de sa chambre.
_Parles pour toi, j'en connais un qui dors encore à poing fermés .. Expliqua Matsu
_Ouais bah il n'est pas question que ce flemmard pionce, pendant que moi je trime !
_Et tu comptes faire quoi ? Lui demanda Lyna en souriant. Le réveiller ?
_Exactement, je vais le tirer de son plumard. Répondit-il
_Oh, je veux pas rater ça ..
Tarken était aussi assit à la table de la cuisine, buvant son chocolat chaud à petites gorgées, sans vraiment comprendre les enjeux de la discussion. D'après ce qu'il avait put déterminer, Lloyd allait s'en doute se lancer dans une entreprise périlleuse et Lyna souhaitait être présente pour l'évènement.
_Gin est un véritable paresseux. Expliqua Matsu, de nouveau, à l'adresse de Tarken.
_Pardon ? S'excusa ce dernier d'une voix faible.
_Quand Gin dort, personne ne peut le réveiller ou alors, c'est au prix d'effort quasi surhumain.
_La maison pourrai exploser qu'il ne s'en rendrai même pas compte, ce naze .. Renchérit son frère cadet.
_Il n'y a que Lloyd qui a le courage de tout tenter pour le réveiller, nous, il y a bien longtemps que nous avons abandonner cette idée. Poursuivit Matsu.
_Tu voudra regarder ? Interrogea Lyna
_Heum, non merci. Déclina Tarken.
_T'as raison, c'est une perte de temps. Déclara Matsu en lui souriant.
Lloyd ne réagit pas à cette provocation, préférant terminer rapidement son petit déjeuner afin d'accomplir ce qu'il voulait dans les plus brefs délais. Une fois qu'il eut avalé le paquet entier de pains au lait, il se leva mit son bol à tremper dans l'évier et se dirigea d'un pas décidé vers l'escalier qui montait aux étages supérieur, Lyna trottinant sur ses talons. Il grimpa rapidement les deux étages qui le séparait de son frère et ouvrit à la volée la porte de sa chambre.
Celle-ci était plus grande que celles des autres, de pas beaucoup certes, mais c'était tout de même la plus grande. L'atmosphère de la pièce était toujours aussi étouffante puisqu'il n'ouvrait jamais ses fenetres et laissait les rideaux fermés, camouflant la lumière qui venait de l'extérieur. Il se rapprocha du lit deux places dans lequel dormait son travail, sans se soucier de marcher sur les croquis et autres dessins qui jonchait le sol. Derrière lui, Lyna était plus respectueuse et évitait de marcher sur les affaires du dormeur insouciant.
_Alors voyons, tu as déjà tenter le seau d'eau, les claques sur le visage, les cornes .. Commença-t-elle n comptant sur ses doigts. Qu'est-ce qu'il te reste encore comme idée ?
_C'est ça, marre toi mais tu tombera à la renverse quand tu vera à quel point aujourd'hui, je vais pulvériser tout les records en date. Scanda Lloyd
_C'est pour ça que je suis là. Reprit Lyna souriant largement. La dernière fois tu avais mit 47 minutes et la fois d'avant 56. Tu t'améliores même si lors de ton avant, avant dernière tentative presqu'une heure et demie s'était écoulée sans résultat apparent.
_Gnahgnahgnah ..
_Je suis curieuse de voir combien de temps tu vas mettre et quel moyen tu vas utiliser, aujourd'hui. Ah, par contre, Matsu ne veut plus que tu brules les draps, c'est dangereux et ça peu couter chère.
_Tss, c'était qu'un coup test ça .. Si maintenant on limite ma créativité, je ne sais plus si ça vaut vraiment le coup de continuer.
_Plus de feu.
_Bah de toute façons j'en ai pas besoin.
Lloyd se rapprocha de la tête de lit et glissa sa main sous l'oreillé de son frère. La réaction fut quasi immédiate, Gin empoignait à présent son avant-bras avec force en le fixant sévèrement.
_Si tu touches à ça, je briserai tout les os de ton bras.
Lloyd se pencha vers son visage et déclara en souriant d'un air moqueur :
_Oui mais maintenant tu es réveillé.
_Damned .. Répondit Gin en relachant sa prise. A cause de toi je vais pas pouvoir me rendormir avant au moins deux heures.
_Et oui, c'était prévu.
_Qu'est-ce qu'il y a sous ton oreillé ? Demanda Lyna avec de grands yeux
_L'une de tes culottes. Expliqua Lloyd, le plus naturellement du monde.
_Pardon .. ?! S'exclamèrent Gin et Lyna d'une seule voix.
Lloyd satisfait de l'effet, tourna les talons et sortit de la chambre, laissant Lyna et Gin se regarder bouche-bée.
_Va pas croire ses conneries, hein ? Souffla timidement Gin, une fois que son frère avait disparu à l'étage inférieur.
La jeune fille acquiessa d'une geste de tête et reposa les yeux sur l'oreillé.
_Par contre ne rêve pas, je ne te dirai pas ce que c'est en réalité.
Lyna sortit à son tour.


_Soyez tous maudit, tous autant que vous êtes. Scanda Lloyd en lassant ses chaussures. M'obliger à sortir dehors pour faire des courses, c'est proprement scandaleux .. !
_Tu as finis ton numéro ? C'est Gin qui a mit au point ce système, alors ne tient pas le monde entier comme responsable. Calma Matsu debout face à lui, une tasse fumante dans les mains.
_Oh je te vois venir, tu souhaiterai que je le traine sur la place publique pour qu'il se fasse lapider par une foule en colère, comme punition pour avoir voler tes sous-vêtements .. C'est une opinion qui se défend, ce n'est pas la mienne mais je la respecte.
_Pardon .. ? S'offusqua-t-elle avec de grands yeux.
_N'y fais pas attention. Conseilla Lyna. Il m'a dit la même chose en haut.
_ Heum ouais .. Reprit Matsu. Enfin, tu ne fais les courses qu'une fois par an, et encore. Tu peux bien supporter ça.
_J'en doute !
Matsu leva les yeux au ciel et se retourna vers Tarken, assit comme à son habitude à côté de la cheminée.
_Tu as déjà vu le Marche Mobile ? Lui demanda-t-elle
Surpris, Tarken sursauta semblant se demander où il se trouvait puis il releva les yeux vers elle et secoua la tête faiblement de gauche à droite.
_Tu devrai y aller, c'est sympa à voir.
_Je ..
_Oh oui, c'est une bonne idée. Renchérit Lyna en souriant.
Celle-ci sans attendre la réponse de Tarken, s'était rapproché de lui et l'avait relever.
_En route ! Dit-elle joyeusement.
_Parce que tu viens avec moi ? Interrogea Lloyd en fixant Lyna
_Evidemment.
Le visage de Lloyd s'assombrit encore plus et il déclara blasé :
_Génial, vraiment génial.


L'idée de sortir en plein jour et de se promener dans un marché bondé, lui déplaisait fortement, seulement paraître irrespectueux envers ceux qui le logeait gratuitement depuis deux jours, en déclinant leur invitation, lui était bien plus intolérable. Il prit donc son mal en patiente et accompagna les deux plus jeunes, dans les rues de la capital. Visiblement, ils souhaitaient passer du temps avec lui, lui faire découvrir la ville et ses activités, ses rues et ses couleurs et la moindre des choses était d'accepter même si toute ces choses n'était pas vraiment sa tasse de thé. Ces années de solitude forcée avait fait naïtre en lui une peur panique pour les villes grouillante d'habitants et de bruit et cette confrontation directe allait être une épreuve difficile. Néanmoins, avec les deux habitants de la Maison-Branche à ses côtés, quelque chose lui disait qu'il réussir à surmonter cela sans trop de problèmes.
C'était peut-être cavalier de penser ça après seulement deux jours mais Tarken se sentait vraiment bien avec eux, il ressentait la chaleur familial auquelle il n'avait pas eut la chance de gouter bien longtemps.
Lloyd était à la tête de leur petit groupe et les guidaient jusqu'à l'escalier principal, de là ils grimpèrent les huit étages les séparant du Marché Mobile. Une fois arrivé sous le porche de l'étage "XXI", ils s'accordèrent une petite pause afin de reprendre leur souffle et d'étirer leurs jambes endolories. Rien qu'ici les odeurs du Marché Mobile étaient bien présentes, il régnait dans l'air un parfum de poulet roti et de toute sortes de viandes grillés qui fit frémir toutes les narines et ce, malgré l'heure encore bien matinale. Les rues étaient déjà bien remplies, les visiteurs se regroupant en une masse compact et mouvante ce qui rendait leur progression assez délicate par moment. Afin de ne pas se perdre, ils décidèrent de se tenir la main les uns les autres, tout en progressant à petits pas.
La sensation d'une autre main que la sienne sur sa peau, lui donna la chaire de poule et un frisson parcoura son dos et ses bras. Remarquant cela, Lyna s'était tournée vers lui et lui avait sourit en resserant sa prise.
_Aah, ça m'énerve y'a que des trucs inutiles sur cette liste de courses ! Tempêta Lloyd à la tête du groupe. Regardez moi ça, des tomates, des courgettes, des pâtes fraiche de Malasta, un poulet et du .. papier toilette .. Ah non ça c'est utile par contre.
Il vit Lloyd ranger la liste dans sa poche et se faufiler jusqu'à l'étal d'un patissier, là il examina les produits avec un oeil critique pendant que Lyna et Tarken vinrent se poser à ses côtés.
_Il y a des échantillons ? Demanda Lloyd
_Heu non désolé, ça ce n'est pas possible. Répondit le patissier, débordé pas une foule en quête de douceurs sucrées.
_Quoi ?! S'indigna le garçon. Y'a pas de dégustation gratuite, mais c'est quoi ce bordel ?!
Le patissier se détourna d'eux et servit le groupe de touristes en leur donnant les caissettes de croissants au beurre qu'ils avaient achetés, puis il se présenta face aux nouveaus arrivants qui n'arretaient pas d'apparaître dans un flot continue. Un homme portant un chapeau noir et des lunettes de Soleil lui demanda un chausson au pomme et il s'executa. En passant devant leur groupe il s'adressa à Lloyd :
_Si vous ne prenez rien, s'il vous plait, laissez la place aux autres.
_Ouais, ouais ..
Ils repartirent du stand et retournèrent parmi la foule compact en se tenant de nouveau la main. Cette foule était étrange, depuis qu'il était dedans, personnes ne s'étaient retournés à son passage pour le dévisager sans retenue. Il n'était pas vraiment habitué à cela, d'ordinaire il faisait l'objet de toutes les attentions, dans le mauvais sens du terme, certe mais l'objet de toutes les attentions quand même. Voir ses visages occupés à détaillés les étals des marchands, à discutter entre eux ou juste à flâner le nez en l'air était pour lui, quelque chose de nouveau. Tout ces anonymes semblaient le frôler sans le voir, comme si il était invisible. Souriant à cette hypothèse alléchante, il continua d'avancer, entrainé par la main de Lyna qui le guidait dans la rue. Il s'était laissé aller à retirer sa capuche en douceur, observant les passants qui ne lui prettaient aucune attention, jusqu'à ce qu'il tourne la tête soudainement, par pur reflexe.
Quelqu'un le regardait, c'était un homme et malgré la foule, Tarken put le voir sans problème. Sa carrure était imposante, il était grand et carré mais ce qui été le plus marquand chez cet homme, c'était la peau de son visage qui avait été brûlé sur une large surface. Néanmoins cela ne l'avait pas empêché de se faire tatouer un aigle entourant une croix avec ses ailes, sur sa joue gauche, celle des deux qui était la plus touchée. Son front dégarnie, rendait bien visible les cicatrices dût aux brulures et l'absence de l'un des ses sourcils. Ses cheveux gris et sec, coiffés en arrière, masquaient les régions de son crâne qui avaient été touchés par les flammes ou les braises et son regard de cendre était clair et déterminé, transperçant chaque parcelle du corps qu'il fixait sans relâche.
Tarken avait relaché la main de la jeune fille, se retournant complêtement pour faire face à cet homme imposant et meurtrie. Autour d'eux, le temps semblait s'être arrêté seul ne comptait plus que le duel auquel ils se livraient en s'observant mutuellement.
L'homme sortit de sa poche un paquet, il en tira une cigarette qu'il alluma au ralenti. En levant son bras droit, Tarken put apercevoir un objet circulaire sous la grande et large manche beige de son vêtement qui n'était ici semble-t-il, que pour masquer la chose en question.
Il tira une bouffée sur la cigarette, qu'il laissa agir en douceur avant d'expulser la fumée par le nez en abaissant son bras. Il se passa un certain temps pendant lequel il ne fit rien d'autre que fumer, aucun d'eux ne semblant vouloir commencer la discussion, puis après avoir terminer sa cigarette, l'homme écrasa son mégot dans la paume de sa main droite et le jeta par terre. Sans autre préambule, il défit les boutons et la ceinture qui retenaient attaché, la manche droite au reste de son vêtement et la laissa retomber sur le sol, découvrant un bouclier circulaire. L'homme leva ensuite son bras droit bien haut pour montrer le blason gravé dans l'acier brillant de son bouclier, c'était le même que son tatouage mais en bien plus majestueux. Soudain, des lames d'acier surgirent de son bouclier avec fracas, l'entourant comme le feraient des rayons solaire sur un astre de fer. L'effet fut immédiat, à la vue de ses épées, les passants se mirent à courir, fuyant l'étage en s'éloignant de l'homme et de son épée-bouclier.
_Faisons plus de calme. Dit-il d'une voix rauque.
Il fouilla dans la poche de sa robe de voyage et en sortit un bijou violet vif qu'il lança en l'air avec force. Le bijou se scinda en cinq morceaux et quatre d'entre eux s'envolèrent quelques instants avant de se poser plusieurs mètres au loin. Au moment de toucher le sol, un rayon violassé s'éleva des débris du bijou et se rejoignirent au niveau du cinquième éclat, resté en suspension dans l'air, permettant ainsi la formation d'une bulle de protection. Celle-ci engloba tout ce qui se trouvait en elle, empêchant ceux qui y étaient d'en sortir et ceux restés à l'extérieur d'y entrer.
_Voila qui est bien mieux. Reprit l'individu au bouclier. Tu ne trouves pas, Tarken ?




Cette promenade sans but, l'ennuyait terriblement, il n'aurait jamais cru que le Marché Mobile allait être un endroit aussi triste et dénué intêret. Pas un seul instant il n'avait trouvés quoique ce soit d'un temps soit peu intéressant ou utile et il ne comprennait pas pourquoi, il était le seul à remarquer la futilité de ces lieux. Ce genre d'endroit bondé n'était vraiment pas sa tasse de thé, de plus, à plusieurs reprises il avait vu l'un de ces objets de bois, le narguer en faisant flotter ses notes musicales dans le ciel. Il avait dû faire appel à tout son sang-froid pour ne pas réduire à néant l'établi de ce luthier partageant sa passion avec d'autres amateurs. Et pourtant, elles le narguaient constamment, jouant leurs note tout près de ses oreilles avec insistances, il avait beau les ignorer, elles étaient toujours là avec lui. Depuis toujours. Sans arrêt.
Il retira ses lunettes de soleil et tenta de trouver un quelconque intêret aux vieilleries exposés devant lui. Il voyait toutes sortes d'objets en tout genres et de toutes époques et pour une fois, l'un d'entre eux attira son regard.
_Il vous plait ? Demanda le marchand
_Oui. Répondit-il simplement. Est-ce qu'il est rempli ?
_Bien sûr et jamais vidé pour tout vous dire.
Ils étaient en train de discutter du flash que Naozer regardait avec intêret, celui-ci était en alumnium brillant d'un éclat qu'il n'avait encore jamais vu, le blason au deux singes scintillait à la lumière du jour.
_Monarch .. Souffla-t-il en silence.
Il tendit le bras et passa son doigts sur les deux singes dont la queue enlassait la lettre M, tandis qu'un frisson parcourait son échine. La bouche asséché comme par magie, il eut soudain l'irresistible envi d'étancher sa soif avec le liquide contenue dedans. Il prit un billet au hasard dans son portefeuille et sans détacher son regard de l'objet, il le jeta dans les mains du vendeur puis il lui tourna le dos et dégoupilla le bouchon. Le liquide ambré dégoulina dans sa gorge et lui réchauffa le corps, apaisant la voix qui lui murmurai à l'oreille de boire, toujours plus. Le son des instruments se firent cependant plus bruyant mais maintenant qu'il buvait, cela ne lui fit plus le même effet qu'avant, rien ne comptait plus désormais que la soif qu'il devait combattre. La voix se fit de plus en plus faible, bientôt remplacé par les mélodies instrumentales puis subittement, la voix revint distinctement dans sa tête et se changea en hurlement. Plusieurs autres cris se mélèrent au hurlement initial, cristalisant avec horreur la peur dont elles étaient témoins. La musique accompagna ces hurlements en redoublant d'intensité et de profondeur, rendant le tout encore plus lugubre.
Naozer rouvrit les yeux et vit la foule fuirent la rue en nombres, tandis qu'un homme le bras levé indiqua du doigt un éclat violassé brillant en l'air. Il referma le flash et attendit la suite en silence.




La mélodie de sa boite à musique résonna dans son crâne comme pour lui rappeler les années de souffrance qu'il avait passé à Tolgrad. Le vide avait laissé la place à un affreux sentiment d'impuissance que même le temps n'avait pas réussi à faire disparaitre. "Ne t'abaisse pas à leur niveau." Lui souffla une voix douce. "Tu es bien meilleur qu'il ne le seront jamais. Ne t'abaisses pas à leur répondre."
Il n'aurai jamais crus entendre de nouveaux de timbre délicat mais cela n'eut pas l'effet escompté. Cette voix sensé l'apaiser, ranima les flammes de la haine née de la douleur, des années de soufrance auquelle il avait dût faire face bien souvent seul. Seul face à une ville entière, incapable de fuir ailleurs, obligés de subir les pires humiliations chaque jour. Et cet homme devant lui avait fait partit de ses bourreaux. Une autre voix rententit dans sa tête, réclamant vengeance et mort. Cette voix était la sienne et il préféra l'écouter, elle plus que toutes les autres au monde.
Il tira lentement son épée de son fourreau et se jeta corps et âme dans la bataille, en hurlant de toutes ses forces.
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